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Imposante marche du SNAPAP à Bejaia Abonnez-vous au flux RSS des articles

10 févr. 2014
17:39
0 commentaire Ils réclament entre autres la révision du statut de la fonction publique

La section locale du Syndicat national autonome des personnels de la Fonction publique (Snapap) de Bejaia a organisé, ce matin, une marche populaire suivie d’un sit-in qui ont connu une adhésion massive des travailleurs.

 

Les adhérents au SNAPAP étaient des centaines à battre le pavé dans les rues étroites de Bejaia. Issus des différents secteurs de l’administration publique, les travailleurs ont répondu favorablement à l’appel de la Fédération de wilaya, qui a organisé une journée de protestation, ponctuée d’une marche pacifique, au chef-lieu de wilaya.

Leur manifestation se voulait un cri contre le ras-le-bol face à la situation dramatique que continue d’endurer les fonctionnaires des collectivités locales et autres administrations déconcentrées de l’État.

La marée humaine, constituée d’ouvriers professionnels, des corps communs des œuvres universitaires, des communes, de l’Éducation, de la Santé, a entamée sa marche pour la dignité et la revalorisation des salaires de cette catégorie bien déterminée de la Fonction publique depuis l’esplanade de la maison de la Culture. Les manifestants, qui ont brandi des banderoles sur lesquelles l’on pouvait lire : «Halte à la misère», «oui pour un salaire digne», «stop à l’exploitation», se sont ensuite arrêtés devant le siège de la wilaya où il était prévus un sit-in et une prise de parole des cadres syndicaux.

«Nous sommes ici pour dire halte à la marginalisation ! Nous sommes las de la misère et de la politique de précarité prônée par les pouvoirs publics», a lancé d’emblée M. Kassa, coordinateur du SNAPAP, du bureau de Bejaia.

Les autres leaders syndicaux ont réitéré leurs revendications, à savoir la révision du statut de la Fonction publique, l’augmentation des salaires pour les corps communs et les ouvriers professionnels, l’intégration des contractuels et l’annulation de l’article 87 bis.

«Nous avons organisé cette marche conformément à l’appel du bureau national des corps communs pour réclamer, entre autres, l’abrogation de l’article 87 bis qui maintient cette frange de travailleurs dans la précarité. Nous demandons également la titularisation de tous les contractuels, qui sont au nombre de 1400 uniquement dans le secteur des œuvres universitaires. En outre, nous réclamons un salaire digne, indexé sur le pouvoir d’achat», a indiqué un autre syndicaliste. Lequel a expliqué que le SNAPAP exige «un salaire minimum de 37.000 DA».

Le syndicat s’appuie, pour ce faire, sur une étude, effectuée par la commission de wilaya des corps communs et selon laquelle un salaire de 37 000 DA suffira à une famille de quatre personnes. «Il y a des employés des corps communs qui touchent des salaires de 14.000 DA. Dites-moi comment un père de famille peut vivre avec un tel salaire ?», a-t-on dénoncé.

Par ailleurs, les responsables du SNAPAP ont réclamé une bipartite. «Nous réclamons une bipartite, car l’UGTA d’aujourd’hui ne représente plus la masse ouvrière», a-t-il soutenu. Pour les syndicalistes présents en force à la manifestation, la prochaine tripartie «n’apportera pas de réponses satisfaisantes aux aspirations des travailleurs».

Salim Aït-Sadi

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