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Campagne électorale
Trois semaines pour convaincre Abonnez-vous au flux RSS des articles

23 mars 2014
11:33
0 commentaire Pendant trois semaines, les candidats vont sillonner le pays pour convaincre les électeurs

C’est aujourd’hui que commence officiellement la campagne électorale pour le scrutin présidentiel du 17 avril prochain. Pendant trois semaines, soit jusqu’au 13 avril prochain, les six candidats retenus par le conseil constitutionnel vont sillonner le pays pour convaincre les électeurs de se rendre massivement aux urnes, d’une part, et de la pertinence de leur projet et de leur programme d’autre part.

Après avoir rendu public leur programme et leur slogans de campagne qui portent sur leur vision qu’ils comptent imprimer au pays durant les cinq prochaines années, les différents candidats ont arrêté également les wilayas desquelles ils entameront leur périple. Ainsi, le président de la république, via son staff de campagne, va ouvrir le bal depuis l’extrême sud du pays.

Le choix est loin d’être fortuit : en plus de chercher de rassurer les populations de ces régions qui se considèrent quelque peu marginalisées, il ya aussi le message sur la stabilité que le président n’a pas manqué de rappeler dans sa lettre adressée aux algériens. «Je me propose de consacrer le nouveau mandat que vous me demandez d'assumer à la préservation de notre pays des effets des hostilités internes et externes avérées et potentielles de toutes natures et à l'apaisement de notre société qui a besoin de voir rassemblées ses énergies pour la réalisation de nouvelles conquêtes, loin des rivalités stériles et des déchirements ravageurs.

Les divisions suscitées et entretenues constituent un moyen d'affaiblir notre pays face à l'urgence des défis et à la complexité des enjeux. Notre société n'a que faire des idéologies passéistes et antinomiques avec le progrès. J'attends que chacun de vous apporte sa part dans la mutation que nous avons à opérer ensemble au prix d'efforts équitablement répartie. Aux égoïsmes de tous genres qui corrodent les liens du vivre ensemble, nous opposerons un projet de société basée sur la mutualisation et le partage.

Le meilleur atout pour réussir le changement, c'est la rupture avec la tare de l'insatiabilité matérielle, c'est la franche mobilisation collective pour gagner, au profit de notre pays, tous les motifs de sa fierté légitime aux yeux du monde. Tout en acceptant de répondre à cet honneur qui m'est fait, je suis déterminé à créer les conditions de la consolidation du développement économique et social et d'un renouveau politique consensuel avec l'ensemble des acteurs politiques, pour que chaque algérien sente et perçoive, dans son quotidien, que la vie démocratique de la Nation est réelle et palpable, avec la consécration des droits de l'homme dans toutes les sphères d'activités, avec la prépondérance accordée aux équilibres des pouvoirs pour permettre aux différentes institutions d'agir en permanence dans le respect de l'Etat de droit », écrit-il. 

A chacun son choix

Ali Benflis, a lui choisi Mascara, celle ville natale de l’Emir Abdelkader, fondateur de l’Etat algérien. Engagée essentiellement sur les questions économiques, hostile aux multinationales,  Louisa Hanoune, l’unique femme candidate, a décidé d’entamer sa campagne depuis Annaba : le choix se veut un message fort à l’adresse des travailleurs du complexe El Hadjar engagés dans un bras de fer avec la direction, avant que le gouvernement algérien n’intervienne. Plus jeune candidat, Abdelaziz Belaid a choisi la ville Djelfa, connue pour sa vocation agro-pastorale. Pour sa part, Moussa Touati a choisi El Bayadh, éprouvée il ya quelques mois par les inondations, tandis que Ali Fawzi Rebaine a choisi Biskra. Cependant cette campagne éprouvante qui nécessite de l’énergie et des moyens ne s’annonce pas de tout repos d’autant que le contexte politique est lourd et incertain. Il s’agit essentiellement pour les candidats de convaincre les citoyens, réfractaires ces dernières années à l’accomplissement du devoir électoral, éprouvés par un quotidien difficile et lassés de certaines promesses non tenues, de se rendre aux urnes, mais aussi de contrecarrer les appels au boycott de certains partis. Il s’agit également de susciter l’adhésion des électeurs à leurs programmes respectifs. De leurs capacités à réussir leurs campagnes dépendra en grande partie leurs chances de succès, mais aussi la force de la légitimité dont ils ont besoin pour mener leur projet à bon port.

Sofiane Tiksilt

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