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Ouyahia fustige les défenseurs de l'endettement extérieur Abonnez-vous au flux RSS des articles

17 déc. 2016
13:58
0 commentaire Ouyahia hanté par le spectre de l'endettement extérieur

Le Secrétaire général du Rassemblement nationale démocratique (RND) a réitéré sa position de refus de l'endettement extérieur, tout en rappelant ceux qui plaident le retour à l'endettement des dangers des institutions financières internationales sur la souveraineté du pays. 

 

Intervenant lors d'une conférence de presse, animée ce samedi à Alger, le SG du RND a expliqué son refus de l'endettement extérieur par les mesures draconiennes qu'exercent les institutions financières internationales. Selon lui, si l'Etat recourait à l’endettement extérieur, il devra emprunter plus de 20 milliards de dollars pour combler le déficit de la balance commerciale et financer les importations, qui seront ensuite, souligne-t-il, très difficile à rembourser. «Ce n'est pas un complexe que de rejeter et refuser l'endettement mais plutôt les mauvais souvenirs des années 80 et 90», a-t-il répondu aux journalistes, avant d'ajouter : «Nous ne voulons pas retomber dans la même situation». Ouyahia dira encore qu'il se battra toujours contre l'endettement extérieur. Le SG du RND a insisté sur la souveraineté financière du pays à travers le refus de l'endettement extérieur.

A propos de la loi de Finances qui prévoit des hausses des différents prix des produits et taxes, le conférencier a reconnu la difficulté de la situation. Mais selon lui, ce n'est pas un choix mais plutôt une nécessité et ce pour éviter l'endettement extérieur. Ainsi, il appellera de nouveau les responsables de l'Exécutif à être francs avec le peuple. Il remettra en cause la défaillance de ces mêmes institutions dont il fait parti. Ainsi, il donnera l'exemple du prix du café qui est passé de 20 à 30 dinars dans les cafétérias, d’où la nécessité la présence de l'Etat à travers ses organes de contrôle. 

Au sujet de l'impôt sur la fortune, Ahmed Ouyahia a reconnu les difficultés de l'Etat de s'engager dans la mise en place de cet impôt, qui, selon lui, demeure nécessaire pour le pays, notamment dans cette conjoncture.

«Il ne faut pas attendre qu’on soit étranglés pour procéder à cette opération comme le font aujourd'hui la CNAS et la CASNOS pour éviter la faillite», insiste le SG du RND qui estime que c'est une question de volonté et un chantier à ouvrir.

Concernant le ciblage des subventions, «nous pensons que les 1600 milliards de dinars, et les  2000 milliards de dinars comme subventions directes aux carburants et autres représentent des sommes mirobolantes. «Nous disons que c'est le moment de travailler plus et de mettre en valeur toutes les richesses du pays», indique M. Ouyahia. Lequel estime que ces subventions doivent aller aux plus démunis. Il dira que «si nous suivons ces étapes, il est possible de mettre en place une économie réelle et dépasser ainsi, d'ici 3 a 4 ans, cette crise. » Et de renchérir : «Nous plaidons pour l'adaptation des subventions selon le pouvoir d'achat  réel, et loin de nous l’idée de les supprimer», précise le SG du RND.

Concernant les 5 milliards de dollars prêtés par l'Algérie au Fond monétaire internationale (FMI), Ahmed Ouyahia dira qu'il avait déjà indiqué que ces 5 milliards ne sont  jamais sortis des comptes de l'Algérie. Selon lui, le représentant du FMI, qui avait visité l'Algérie, il y a quelques semaines, avait confirmé ses dires. Cela en guise de réponse indirecte à Louisa Hanoune et son parti qui s'interrogent sur le sort des 5 milliards de dollars.

Noreddine Izouaouen

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