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Ouyahia : «Chakib Khelil a été victime d’injustice» Abonnez-vous au flux RSS des articles

25 oct. 2017
10:26
0 commentaire Ahmed Ouyahia, SG du RND

Même s’il la remise par moments, Ahmed Ouyahia a troqué sa casquette de Premier ministre contre celle de secrétaire général du RND dans l’émission «L’invité de la rédaction». Emission dans laquelle il a surtout été question des élections locales, dont la campagne électorale débute dimanche 29 octobre mais aussi de l’actualité nationale.

 

A propos des élections, le SG du RND dira que son parti aspire à améliorer son score par rapport à 2012 avec 90% de têtes de listes universitaires.  En revanche les femmes sont peu présentes car 5 d’entre elles sont têtes de listes, alors que le parti compte, selon Ouyahia 25000 militants. Une faiblesse qu’il impute à la persistance de la misogynie dans notre pays.

A la question de savoir si le RND, en augmentant son score, compte dépasser le FLN en devenant la première force politique, l’hôte de la radio précisera que « nous ne sommes pas en compétition avec le FLN. Nous constituons le quarteron dans la majorité présidentielle.» Il dira également qu’il travaillait pour la relance de la majorité présidentielle, arguant et cela a toujours été sa position qu’il est impératif aujourd’hui qu’il y ait des pôles politiques.

Revenant sur les prochaines échéances, Ahmed Ouyahia indiquera que le RND se présente avec trois programmes. Le premier  concernant à proprement dit les APC qui doivent être au service de la décentralisation et où le dialogue et le consensus à la manière de «tajmaât». Pour lui, les communes doivent fournir des efforts, notamment à travers les programmes communaux de développement pour lesquels la loi de Finances pour 2018 consacre des crédits de 100 milliards de dinars au lieu de 35 milliards de dinars. Tout en contestant le fait que les élus n’ont aucune prérogatives, le SG du RND affirme qu’avec la décentralisation (« qui est un état d’esprit) qui n’a pas été facile à arracher au pouvoir central, ils pourront participer sur le plan économique au développement de leur commune. « Il ne s’agit pas de refaire les trottoirs », mais réaliser des investissements.

Parallèlement il n’est pas contre l’amendement du code communal promulgué en 2012, estimant qu’en cinq ans, il a montré ses limites. En revanche, il se prononcera contre la refonte du code électoral dont l’adoption est assez récente (2016) et plaidera pour le maintien de l’obligation faite aux candidats de récolter les signatures. « C’est une exclusion et elle est la bienvenue », dira-t-il ajoutant qu’il ne peut y avoir 75 programmes politiques et électoraux.

A ceux qui des partis qui prédisent la fraude, Ouyahia répliquera qu’il s’agit de ses ceux qui ont été incapables et de mobiliser leurs militants et de présenter les listes ou encore de contrôler l’opération de vote. Quant à la perte de confiance des citoyens en leurs élus locaux, souvent accusés de corruption, le secrétaire général du RND ne le nie pas et reconnaît même que parmi les 6000 élus de son parti, 200 ont été poursuivis en justice, dont 50 ont été condamnés.

Enfin, Ahmed Ouyahia s’est dit optimiste et  que le pays a un avenir prometteur, invitant tout à chacun à s’éloigner du discours populiste et démagogique, mais surtout à éviter d’accuser les gens gratuitement. « Il y a beaucoup de gens qui ont été accusés injustement sur la base de simples allégations, comme ce qu’on subi les cadres de la Sonatrach. D’ailleurs, Chakib Khelil a été victime d’une injustice.»

Faouzia Ababsa

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