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«Le RCD ne s’inscrit pas dans la politique des quotas» Abonnez-vous au flux RSS des articles

18 nov. 2016
23:13
0 commentaire Mohssen Belabbès, président du RCD

Ils sont près d’un millier de jeunes du RCD à prendre part depuis hier et ce, jusqu'à demain, au niveau du Camp de toile Anissa Tour de Souk-El-Tenine (Béjaïa).

 

Ce Campus jeunes du RCD a été marqué par la présence inattendue du président du parti, Mohcine Belabbas. Lequel a tenu à saluer «l’engagement sans faille et la réussite de l’opération de structuration» du mouvement de la jeunesse libre que son parti semble mettre en orbite.

Pour ce Campus des jeunes du RCD à Souk-El-Tenine, les participants ont assisté depusi hier aux conférences sur des thèmes d’actualités, c’est le cas avec : «Nécessité de séparer services publics et économie privée», «l’Etat unitaire régionalisé : une solution pour l’Algérie» et «développement local». Pour ce faire, le RCD a fait appel à des spécialistes en la matière. On a prévu en outre des ateliers de formation. Et les thématiques choisies sont : la laïcité, la communication en période électorale, la transition démocratique en Algérie… Ils seront présidés par des cadres nationaux du parti.

Le président du parti a d’emblée insisté auprès des jeunes militants, la relève de demain. Lui-même ayant succédé au président du parti, Saïd Sadi. Le flambeau sera transmis. Pour cela, ils doivent d’abord faire leur preuve. Mohcine Bellabès leur a dit : les contacts, tissés par cette jeunesse militante, «ne sauraient tarder à se concrétiser car vous avez déjà appris à planifier, à financer et à organiser vos activités par vous-mêmes.» Une réussite, qui témoigne, selon lui, par la libération des initiatives au sein de son parti.

Comme pour insister davantage, il dira : «Vous le savez tous, le RCD est l’un des rares partis politiques, si ce n’est le seul, à agir en dehors des périodes électorales sur le terrain avec des actions concrètes». La raison ? Le RCD est un parti moderne, «qui croit que l’action d’un parti est une synthèse entre le travail de formation, de structuration, de débat interne, de communication politique, de propositions alternatives et d’actions politiques en direction du citoyen. Seuls les militants engagés savent la difficulté de la tâche, le temps et les moyens qu’exige la réussite de ce travail permanent, notamment dans un pays où les conditions d’un exercice politique libre ne sont pas réunies.»

Se voulant plus explicite, le président du RCD dira avec regret que «la confiscation des libertés, l’instrumentalisation de la religion ou de la justice, la gestion autoritariste et clientéliste de la rente pétrolière n’empêchent pas seulement l’émergence d’un modèle de développement moderne et viable mais il vide le pays des énergies capables de construire un destin digne et fidèle aux sacrifices consentis.» Et de plaider pour un nouveau départ «car le monde a changé et change autour de nous.»

Et pour illustrer son propos, Mohcine Bellabès a indiqué que le nouveau départ «commence par un discours de vérité en direction de nos concitoyens. Dire la vérité sur l’état de la nation, qui se fragilise de plus en plus. Dire la vérité sur le lien social, qui se délite. Dire la vérité sur l’incertitude, qui gagne de larges couches de la société. Dire la vérité sur la grave crise économique et financière que traverse le pays. Il s’agit de tout revoir, tout penser. C’est le sens de toutes les propositions du RCD.»

Devant son jeune public, le président du RCD est revenu sur les grands thèmes, développés ces dernières décennies au sein des structures du parti, c’est le cas avec la refondation institutionnelle, la réforme parlementaire, la réforme électorale, le redémarrage de l’économie, la réforme de l’éducation, etc.

Enfin, lors d’un point de presse, improvisé, le président du RCD a expliqué que la force de son parti «réside dans son autonomie de décision. On n’attend pas des signes du pouvoir pour décider. Le parti ne s’inscrit pas dans la politique des quotas du pouvoir pour décider ou pas de participer aux joutes électorales. Le parti décide selon la conjoncture», répondra-t-il à une question précise d’un journaliste sur l’option du parti de participer aux prochaines législatives.

Salim Ait Sadi

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