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L’adhésion du Maroc à l’UA entérinée Abonnez-vous au flux RSS des articles

30 janv. 2017
21:00
0 commentaire Le Maroc montre patte blanche

Le Maroc devient désormais le 55ème membre de l’Union africaine après consensus. Il siégera aux côtés de la République démocratique sahraouie au sein de cette organisation panafricaine.

 

La RASD a été le premier pays à avoir souhaité la bienvenue au Maroc au sein de l’UA. Lequel Maroc avait introduit en septembre dernier une demande de réintégration à l’Organisation qu’elle avait décidé de quitté il y a trente ans après l’admission de la République du Sahara occidental. Sauf que le royaume chérifien voulait reprendre sa place sans tenir compte des changements intervenus depuis 14 ans.

En effet, depuis 2002, lors du sommet d’Alger, l’Organisation de l’Union africaine s’était transformée en Union africaine. Avec un nouvel acte constitutif, de nouveaux statuts et autres mécanismes et structures. Dès lors, le Maroc se devait de formuler non pas une requête de réintégration, mais plutôt une  demande d’adhésion et de manière inconditionnelle en respectant les textes et structures de l’UA.

Si la RASD a souhaité la bienvenue au Maroc, l’Algérie par la voix de son chef de la diplomatie, a affirmé qu’elle ne voyait aucun inconvénient à ce que son voisin de l’Ouest fasse partie de l’UA. Ce qui prouve que l’Etat Algérie, contrairement à ce que voulait faire croire le Makhzen, n’avait aucune position belliqueuse à son endroit, mais défendait les résolutions de l’ONU et les principes de décolonisation et d’autodétermination des peuples opprimés. Le Maroc a ratifié l’acte constitutif de l’UA qui rejette toute colonisation.

Notons que le royaume chérifien avait introduit sa demande après le camouflet de la Cour européenne lui déniant le droit d’exploiter les richesses sahraouies. D’ailleurs la Cour a annulé l’accord sur l’agriculture conclu avec le Maroc en ce sens, estimant que les territoires sahraouis étaient occupés selon les résolutions de l’ONU.

De plus, le lobbying exercé par le Makhzen à travers la tournée de l’héritier d’Hassan II n’a pas eu l’effet escompté. Dès lors, il s’est fixé comme objectif de montrer patte blanche pour se faire admettre à l’UA, non pas pour la dynamiter, à défaut de faire exclure la RASD (membre fondateur) comme le laisse supposer certains analystes. Car il ’y arriverait pas, l’organisation panafricaine n’a pas l’intension de s’effriter, les enjeux étant trop importants à l’ère des regroupements régionaux, économiques de surcroît.

En adhérant à l’UA, le Maroc reconnaît malgré lui la république sahraouie et n’a d’autre choix que d’engager les négociations, sous l’égide de l’ONU, pour le référendum d’autodétermination.

Faouzia Ababsa

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