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L’Union Européenne: un projet à construire Abonnez-vous au flux RSS des articles

24 mars 2017
12:22
0 commentaire le Brexit fera-t-il des émules ?

«L'euro est la condition permettant d'avoir une Europe de paix ayant une voix dans la mondialisation, estime Romano Prodi qui à la veille de la réunion,  demain des 27 pour les 60 ans du traité de Rome appelle à la retenue, « un abandon de l'euro serait catastrophique».  

 

La déclaration attendue ce samedi est une occasion pour les 27 de colmater les brèches et une opportunité de voir plus clair dans une entreprise qui fait montre d’essoufflement.  Il y’a quelques semaines, l'Institut français Montaigne estimait le coût de sortie de la France de l’Euro à une perte de 500.000 emplois à l'économie française. Au delà de la rigueur des prévisions et leur portée politique, le fait de penser à une éventuelle sortie est en soi une faille, qu’il faille, aux européens de colmater.

Et pour cause, cette fois c’est du coté allemand que les pires scénarios fusent. Le Brexit, une plaie encore ouverte, menace ruine de tout l’édifice de l’union européenne, l'Italie pourrait être le prochain candidat au su ses contre formances en matière de chômage et poids de sa dette publique avoisinant 133% du PNB. L’un des piliers de la nation UE pourrait faire les frais de l’état actuel de l’Union tiraillée par ses propres contradictions.  Pendant ce temps, le Grexit plane encore dans le ciel européen soutenu par neuf  vains, plans de sauvetage : 15% des habitants vivent dans la grande pauvreté, 13% sont exclus des soins médicaux et, un quart de la population et 46,5% des jeunes au chômage rendant la tache difficile pour la Grèce d’honorer l’exigence de ses créanciers, d’atteindre un excédent budgétaire 1,5% du PIB avant paiement des échéances de la dette. Le Portugal n’échappe pas à la problématique européenne avec une dette « insoutenable » de 133% du PIB, ce qui revient à payer plus de huit milliards d'euros par an au titre des intérêts. Prenant en ligne de compte le cas grec, le voisin portugais n’a pas d’autres choix que d’envisager une sortie de l’Euro.

Le mécanisme européen : l’argument qui tue

Créer dans l’urgence en 2010 Le FESF et le MESF ont été fusionnés pour donner naissance au MES qui reprend leurs fonctions d’affronter dans les meilleurs délais la gravité de la crise économique au sein de l’Union européenne. L’institution financière peut acheter de la dette primaire des Etats, et participer à la recapitalisation d'institutions financières, notamment les banques. Seulement l’intérêt du groupe n’y était pas. De par la primauté des gros bailleurs de fonds, selon le mode de financement, faisant de l’Allemagne et la France, participant respectivement avec 27,5% et 20,5%  les décideurs incontestés  avec l’Italie, ils sont les seuls a avoir le droit de véto. Voir droit de vie ou de mort sur les autres. Un chapitre que les 27 vont certainement mettre sur le tapis de cette cérémonie pour corriger ce qui ne va pas et proposer d’autres alternatives plus équitables en matière de financement en cas de crise. Surtout ce qui pèse le plus est le poids des conditionnalités que cet instrument impose. Ce qui, en fin de compte, objet de désaffection en la belle idée européenne, est assimilé à un protectorat exercé par ses propres alliés.         

La crise économique a favorisé la montée en puissance de la droite, plutôt protectrice va contribuer grandement à ce sentiment d’eurosceptiques qui commence à s’installer suite au Brexit il est apparu au Danemark, en Suède, aux Pays-Bas, en Hongrie et même en Tchéquie. Des programmes électoraux sont confectionnés sur cette donnée et l’Union est désignée comme responsable du recul de la croissance et de la mal vie des populations européennes. Les prévisions de la Commission européenne révisant à la baisse les projections de croissance accompagnée d’une légère hausse de l’inflation pèse sur le moral européen. Un nouveau départ est à rechercher pour éviter l’éclatement d’une idée que beaucoup s’évertuent à qualifier de « valeur sure ».

Lakhdar Aizouni

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