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Francophonie : Les rappels anticolonialistes de Lamamra Abonnez-vous au flux RSS des articles

26 nov. 2016
16:13
0 commentaire Ramtane Lamamra, chef de la diplomatie algérienne

Le ministre des Affaires étrangères algérien a prononcé, aujourd’hui, un discours marqué de forts rappels historiques lors du 14e sommet de la francophonie qui se tient à Antananarivo, à Madagascar.

 

 Intervenant devant la conférence des chefs d’Etats et de gouvernement, Ramtane Lamamra a rappelé qu’avant de revendiquer leur appartenance à la « francophonie », les peuples dits-autochtones utilisaient leurs langues et cultures d’origine comme moyen de résistance contre les pays qui les colonisateurs.

C’est dans cet esprit que, s’adressant au président malgache Hery Rajaonarimampianina, Lamamra rendra hommage à la reine de Madagascar Reine Ranavalona III décédée en Algérie après un exil forcé de 20 ans. « Monsieur le Président, Les chroniqueurs de l’époque rapportaient que, se rendant à Paris depuis son exil algérien, la Reine Ranavalona avait éprouvé un grand bonheur à parler malgache avec un groupe de ses compatriotes qui l’y avaient accueillie », a-t-il noté.

Le ministre des Affaires étrangères a par ailleurs brossé l’image d’une Algérie parfaitement décomplexée, capable de promouvoir la langue française sans pour autant s’adonner à une «francophilie nostalgique» à l’image de certains membres de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). «Si la langue française s’est frayée un chemin vers l’école algérienne pour y prendre une juste place, c’est que nous voulons que l’écolier d’aujourd’hui soit préparé à l’apprentissage des langues prépondérantes dans les échanges internationaux (…). L’ambition de notre effort n’est pas d’entretenir la nostalgie d’une gloire passée mais de doter nos langues des moyens modernes de la recherche et du savoir ainsi que de la maîtrise des outils les plus à même de créer la richesse matérielle et intellectuelle ».

Face aux dirigeants membres de l’OIF, le ministre des Affaires étrangères a appelé les gouvernements africains « à œuvrer à une éducation et à un enseignement qui feront des hommes de demain, nos indépendances reconquises et nos économies en essor, des citoyens dignes de leurs illustres ainés, conscients des défis et des enjeux que leurs pays mais aussi l’Afrique dans son ensemble sont appelés à confronter, l’enjeu du développement étant le défi majeur ».

Rappelons que l’Algérie n’est pas membre de l’Organisation internationale de la francophonie, mais serait le second pays dans le monde après la France où la langue française est la plus usitée.

Farid Menani

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