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Davos en panne de solutions Abonnez-vous au flux RSS des articles

23 janv. 2016
16:42
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Que retenir des quatre jours du forum de Davos 2016 ?  Dès le premier jour de l’ouverture des débats sur la quatrième révolution industrielle ou numérique et son impact sur l’homme, les représentants des grandes économies, à l’instar des Etats-Unis ont appelé à relever trois défis : bonne gouvernance, création d’emplois et lutte contre le crime et le terrorisme. 

 

Arrivé à son dernier jour de discussions, le forum de Davos 2016 se balance entre l’optimisme des uns et le pessimisme des autres. Les débats ont porté plutôt sur le spectre d’une récession mondiale que sur des solutions de la crise économique et politique qui secoue le monde. Les réformes économiques et sociales urgentes étant la toile de fond de cette 46ème édition. Chacun des 3000 intervenants défendaient son plan d’action tout en menant sa campagne politique. Comme c’était le cas de Christine Lagarde directrice générale du FMI, d’Emmanuelle Macron et Manuelle Valls. Difficile de trouver des solutions communes à la crise mondiale dans ces conditions. Les experts estiment que cette édition est un échec tout comme les précédentes.

Peu de réponses ont été apportées aux questions d’actualité. Plus de spéculations que d’actions. Au focus de cette édition, la création de la richesse et l’emploi semblaient être la préoccupation de tous les participants qui craignent la hausse de chômage chez les jeunes. Un phénomène qui provoquerait de graves conséquences sur le développement social, économique et même politique des pays. En effet, le premier jour du sommet de Davos s’est concentré sur l’impact de la crise pétrolière sur la croissance mondiale. Les intervenants ont tiré la sonnette d’alarme sur le danger qui guette l’humanité et qui aurait des conséquences dangereuse sur le développement humain, si les puissances économiques mondiales n’engagaient pas d’actions. Le forum s’est référé aux dernières données d’Oxfam qui a souligné que la moitié de la fortune mondiale est détenu, uniquement, par 62 personnes. Ce qui agrandit les inégalités et engendre des phénomènes sociaux dangereux.

Dans son étude, Oxfam a souligné que 30% de la richesse totale de l’Afrique sont logés dans les paradis fiscaux. Ce qui représente 14 milliards de dollars par ans pour ce continent souffrant de plusieurs maux, économiques, sociaux et géopolitiques. A travers son rapport Oxfam tente d’attirer l’attention sur le phénomène grandissant de la corruption et de l’évasion fiscale. Elle a évalué les placements de certains individus dans les paradis fiscaux à environ 7000 milliards de dollars. Elle propose plus de rigueur dans le contrôle des impôts sur les personnes riches. Selon elle si l’Etat effectuait des prélèvements sur ces fortunes gagnerait de 190 milliards de dollars par an. Ce qui pourrait remédiera aux inégalités. Concernant, l’impact de l’industrie numérique, appelée également la quatrième révolution industrielle, les experts estiment que d’ici 5 ans, les plus grandes puissances économiques seront menacées par la hausse du taux de chômage relevé à 5 millions de chômeurs en plus. Par ailleurs, les participants ont mis l’accent sur l’importance de trouver des alternatives à l’emploi et à la crise pétrolière. Ils ont suggéré le recyclage et la réutilisation des emballages et plastiques et l’énergie renouvelable comme alternative à l’énergie fossile qui s’épuise.

Le FMI et la BCE plus optimistes pour les années à venir

Au deuxième jour du forum qui a réuni les plus influentes institutions financières et bancaires mondiales le voile a été levé sur les défis à relever cette année pour faire face à la chute drastique des prix du pétrole qui ont atteint leur niveau le plus bas depuis 2003. Une dégringolade qui a mis l’économie mondiale dans le rouge, plombée par plusieurs facteurs structurels. Le Fonds monétaire international a indiqué que la croissance mondiale rebondira légèrement pour cette année et ce jusqu’à 2017. Il a précisé que cette légère hausse concernera les grandes puissances économiques. Ce qui ne serait pas le cas, des économies émergentes et en voie de développement qui devraient faire face à des plus durs et une croissance économique en baisse.

Pour sa part la banque centrale européenne, après avoir exposé de nouvelles actions de politique monétaire a réitéré sa détermination à agir sur l’inflation. La banque contrairement à d’autres institutions financières voit dans l’accueil des réfugiés une opportunité pour la dépense publique. La BCE a promis de s’engager pour maintenir la hausse des prix à un niveau de 2% par deux et ainsi traduire une légère baisse de l’inflation. Pour ce faire, les experts financiers préconisent aux pays producteurs du  pétrole d’introduire des réformes économiques et saisir ce temps de crise pour supprimer les subventions. Un avis que partage le ministre koweitien des finances, Saleh Anas qui a appelé ses homologues à profiter de la situation et réduire les subventions des produits pétroliers.

En plus de ces notes de conjoncture exposées par les cols blancs, les géants industriels mondiaux qui activent dans différents ont exposé pour la plupart des bilans mitigés, affecté surtout par la chute des paix du pétrole, ralentissement des investissements et l’effondrement des bourses mondiales, notamment, celle de la Chine qui vient de connaître son pire scénario depuis 25 ans. Plusieurs opérateurs économiques à savoir Google, Gazprom, Shell, BP, General Electric se disent lésés par la crise économique. Ils appellent à prendre des mesures d’urgence pour faire face à cette situation catastrophique avant d’entamer le cycle infernal de la récession.

Samira Bourbia

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