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Secteur économique
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05 sep 2012
13:47


 

 

Amar Ghoul, ministre des travaux Publics

Natif d’Ain Defla, Amara Ghoul fut un des premiers militants à rejoindre Mahfoud Nahnah, un des membres fondateur de mouvement HAMAS crée en 1990. Lors des première législatives plurielles de 1997, Amar Ghoul est élu député à l’Assemblée populaire nationale. Il a été ensuite désigné par ses pairs à la tête du groupe parlementaire du MSP qui a obtenu 69 sièges. Lors du remaniement ministériel de 1999,  Amar Ghoul a obtenu son premier poste de ministre sous la bannière de sa formation politique qui a rejoint le gouvernement que dirige Ahmed Benbitour. Deux ans plus tard, il sera promu Ministre des travaux publics depuis juin 2002, dans le gouvernement de Benflis. C’est lui qui dirigera les travaux de réalisation de l’autoroute Est-ouest dont le budget alloué est de 11 milliards de dollars.

La réalisation de cette autoroute plus de 1200 km de long a été émaillée par un scandale lié à la corruption. Des cadres de son ministère ont été impliqués. Il est élu plusieurs fois député.  A son actif,  deux mandats parlementaire notamment   en 1997 et en 2002. Lors de la dernière législature, mai 2012, Amar Ghoul pilote la liste de l’Alliance pour l’Algérie Verte, dans la capitale. Face aux ténors du FLN et le RND, Il arrache 13 sièges. Mais entre temps, la crise couvait au sein du MPS. Ce dernier a décidé de se retirer de l’Alliance présidentielle et a même fait pression sur ses ministres pour démissionner du gouvernement. Peine perdu.

Amar Ghoul décide alors de se doter de sa propre vitrine politique. Il fonde, ainsi, le   TAJ (Rassemblement Espoir d’Algérie). Il réussit à siphonner plusieurs cadres de son ancienne formation politique. Il a été maintenu dans ses fonctions de Ministre des travaux publics dans le gouvernement Sellal. Amar Ghoul est diplômé des hautes études. Après son bac, il obtient le d'ingénieur d'État en Génie civil,  avant de réussir le diplôme DEA dans la filière de génie nucléaire. En France il prépare et réussit le grade un doctorat en génie nucléaire en 1991. Après son retour en Algérie, il reste dans le domaine de la recherche. Son parcours d’universitaire sera couronné par le diplôme de Doctorat  d'État en génie mécanique. 

 

Youcef YOUSFI,  ministre de l’Energie et des Mines

 

En 1985, Yousfi est nommé Administrateur de la Sonatrach, compagnie pétrolière nationale, où il avait auparavant occupé la fonction de Vice-Président en charge du marketing. Il est devenu Président du Conseil d’administration du Fonds des mines, du pétrole et des hydrauliques en 1988. Diplômé de l’École nationale supérieure des industries chimiques en France, Youcef Yousfi est docteur d’Etat  en physique. 

En 1997,  il est élu député, sous les couleurs du Rassemblement national démocratique.  La carrière du technocrate prend de l’envergure et il occupera des responsabilités dans des organisations mondiales. Ainsi,   En 1998 et 1999, il préside l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Décembre 1999, il entame un parcours dans la diplomatie dans les affaires étrangères. Il est nommé ministre des affaires étrangères. 

Il sera rappelé auprès de chef du gouvernement Benflis entre 2000 et 2001 où il occupa le poste de ministre délégué. En 2001, Yousfi est ambassadeur d’Algérie au Canada. Dans la même année, il est désigné comme ambassadeur d’Algérie auprès de l’ONU. Yousfi a commencé sa carrière comme maître de conférences puis professeur d’ingénierie chimique à l’École nationale polytechnique d’Alger.  Il a y  également occupé la fonction de Directeur de l’Institut de chimie. Parallèlement à ses activités d’enseignement, il était en charge des affaires pétrolières au Ministère de l’industrie et de l’énergie. 

 

Amara Benyounès, ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Environnement et de la ville 

 

Détenteur d’une licence en sciences économiques à l'université d’Alger en 1983, et d’un diplôme de 3ème cycle en économie internationale et développement à l'université Paris I – Panthéon Sorbonne en 1986. Il est administrateur au ministère de la Santé de 1988 à 1990. Chargé de mission. Conseiller du secrétaire général, chargé du suivi des dossiers des transferts pour soins à l’étranger et celui du médicament. Permanent politique en qualité de directeur de cabinet du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie 1990. Directeur - Fondateur de La Dépêche de Kabylie, journal d’informations régionales, 2002.

 Il a été nommé ministre de la Santé et de la population en 1999, sur proposition de son parti le Rassemblement pour la culture et la démocratie. Lors d’un remaniement ministériel en 2000, le chef de l’Etat lui a confié un autre poste ministériel. Toujours sous la bannière du RCD, Amara Benyounès dirigera le ministère de la santé, avant de se  retirer du gouvernement sur décision de  son parti. Après son exclusion de Rassemblement pour la culture et la démocratie, Amara Benyounès fonde sa propre formation politique. En effet, l’ex-porte parole du RCD crée sa formation politique en 2003, l’Union des démocrates et républicains.

Cette formation ne sera jamais agréée. Avec un parti politique sous les coudes, Amara Benyounès mène campagne électorale pour la réélection de Abdelaziz Bouteflika, lors des présidentielles de 2004.  Le retour à la scène politique national fut cette année à l’occasion des élections législatives du 10 mai dernier. A la faveur de cette échéance électorale, l’UDR a été autorisé à organiser son congrès constitutif, avant la tenue des législatives de 2012. L’UDR devient MPA. Mouvement populaire algérien. Cette nouvelle formation se lance dans la joute électorale. Le MPA obtient 7 sièges au parlement, dans cette élection.

Affichant un soutien indéfectible au chef de l’Etat, Amara Benyounès, qui se réclame  du  courant social démocrate,  engage son parti   pour les valeurs de la liberté du culte, de la laïcit, de la réappropriation de l’identité algérienne pleine. Sur le même chapitre, l’UDR s’inscrit pour l’égalité entre les citoyennes et les citoyens et pour  l’abrogation du code de la famille et la défense des droits de l’homme.  S’assignant  la construction d’un  rassemblement des forces démocratiques et l’édification d’un État de droit, Amara Benyounès, qui souligne à plusieurs occasions que « le pouvoir n’est pas une maladie »,   montre sa disponibilité à rejoindre le gouvernement, si l’UDR est sollicité.  Dans le gouvernement Sellal, il est désigné par le chef de l’Etat à la tête de l’un des plus importants Ministère  de la République. Amara Benyounès est nommé ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Environnement et de la ville.

 

Cherif Rahamani, Ministre de l’Industrie, de la Petite et Moyenne Entreprise et de la Promotion de l’Investissement

Il est l’une des anciennes figures du personnel politique algérien. Il a entamé son parcours de commis de l’Etat, il y’a presque 40 ans. A peine sorti de l’Ecole nationale d’administration en 1968, il est nommé Sous-directeur des Collectivités Locales au Ministère de l’Intérieur. Il gravit plusieurs échelons, dans cette institution, avant d’être nommé Inspecteur Général à la Présidence de la République, en 1983,  sous la présidence de  Chadli. Après un passage éclair en tant que  Secrétaire Général au Ministère de l’Intérieur en 1987,  il sera nommé, successivement, Ministre de la Jeunesse et des Sports en 1988,  Ministre de l’équipement en 1990, Ministre de l’Equipement et de l’Aménagement du Territoire en 1994  Ministre en Mission Extraordinaire auprès de l’Administration du  Grand-Alger en 1996,  Ministre- Gouverneur du Grand Alger en 1997.

 Il occupera, Depuis 2000,  le poste de Ministre de l'aménagement du territoire, de l'environnement. Cherif Rahamani, chargé du secteur de l’Aménagement de territoire et en même temps du  Tourisme en 2007, a fait une déclaration sensationnelle. Il a annoncé, lors d'une conférence de presse  que l'Algérie projetait d'accueillir 2.5 millions de touristes en 2015, et visait un total de 11 millions de voyageurs en 2025. Cherif Rahmani est auteur de plusieurs ouvrages. On citera, entre autres,  « La croissance urbaine en Algérie », «Les finances locales : insincérité, déficit et bonne gouvernance »,  « La réforme des finances locales, Les collectivités locales algériennes entre archaïsme et modernité ». « Alger, capitale du 21ème siècle ». Sa dernière publication est intitulée « Voyage au bout de la crise.» Sous le gouvernement de Sellal, il est appelé à diriger un autre ministère. Il est nommé Ministre de l’Industrie, de la Petite et Moyenne Entreprise et de la Promotion de l’Investissement.

Mustapha Benbada,  ministère du Commerce

Mustapha Benbada est maintenu ministre chargé du secteur de la Commerce, dans le gouvernement Sellal. Né le 25 août à 1962 à Metlili dans la wilaya de Ghardaïa, Mustapha Benbada est sorti de l’anonymat à la faveur des élections législatives de 1997. Il est élu député.  A la fin de son premier mandant, il sera réélu parlementaire durant deux mandats successifs notamment en 2002 et en 2007, sous le sigle du MSP. Durant ses mandats de parlementaire, Mustapha Benbada a eu à présider plusieurs commissions notamment celle de  l’Agriculture.

Il entame une carrière de ministre sous l’ère de l’ex chef du gouvernement Ali Benflis (2002). Il est désigné, alors, membre du gouvernement, ministre de la PME et de l'Artisanat. En 2010, il sera appelé à diriger le département du Commerce. Son règne sur ce département a été marqué par plusieurs crises notamment la cherté des produits alimentaire de première nécessité. Elu sous l’égide de la formation que dirige Aboudjerra Soltani, Benbada n’a pas obéit aux directives de son parti de démissionner de l’équipe gouvernementale, après le retrait du MSP de l’Alliance présidentielle.  Il finit par lâcher son parti et poursuivre sa mission dans l’exécutif.  Mustapha Benbada aobtenu le diplôme d’ingénieur d'État en agronomie en 1987.  En 1995, il réussit le test final pour l’obtention  du diplôme des études approfondies dans la spécialité en écologie. Il est l'auteur de trois thèses, d'un ouvrage et de plusieurs communications.

Rachid Benaissa, ministre de l’agriculture et du développement rural

Docteur en sciences vétérinaires, il a travaillé entre1976 et 1981 en tant qu’inspecteur vétérinaire départemental (Annaba, El-Tarf, port  et aéroport d’Annaba) et en tant que docteur vétérinaire praticien à Annaba. Entre 1981 et 1990, il a occupé les postes de Directeur des Services Vétérinaires et Phytosanitaires (Ministère de l’Agriculture et de la Pêche), Sous-directeur de la Santé animale (Ministère de l’Agriculture et de la Pêche) et Sous-directeur de la Réglementation (Ministère de l’Agriculture et de la Pêche). Il a travaillé ensuite en tant que chargé d’études  et de synthèse au ministère de l’agriculture avant d’être nommé chef de cabinet, puis secrétaire général de ce même ministère. Entre 2002 et 2008, il est  nommé  Ministre Délégué chargé du Développement. Il est nommé ministre de l’agriculture à partir de 2008.

En 2007 il a été élu député de la Wilaya de M’sila. Il a également été  président Société Algérienne de Médecine Vétérinaire et  président de l’Union Maghrébine des Associations Vétérinaires, entre autres titres. Il a, en outre, été consultant auprès de  plusieurs organismes internationaux.

 

Tayeb Louh, ministre du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale   

A peine sorti de l’université d’Oran  avec, en poche, un diplômé de licence en Droit, rapidement, Tayeb Louh entame un riche parcours dans le domaine de la Justice. Il sera nommé, successivement, président du tribunal de Méchria (sud-ouest du pays) en 1981.Juge d'instruction du tribunal de la ville de Maghnia de 1990 à 1992, puis président du même tribunal de 1992 à 1998. Conseiller à la cour de la ville de Tlemcen de 1998 à 2000, il est ensuite conseiller puis Vice-président de la cour de la ville d'Oran. Membre du Conseil Supérieur de la Magistrature en 1993 et membre du bureau permanent du Conseil Supérieur de la Magistrature.

Syndicaliste Engagé, il sera l’un des fondateurs du syndicat national des magistrats. Un syndicat qu’il présidera de 1993 à 2002. Tayeb  LOUH est nommé Ministre du Travail et de la Sécurité sociale, au mois de juin 2002. Il est reconduit dans le gouvernement en 2007, en qualité de Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale. Lors des élections législatives de 2002, Tayeb LOUH est tête de liste du Front de libération Nationale de la circonscription électorale de Tlemcen, où il est élu député à l’Assemblée Populaire Nationale. En 2007 il est élu pour la deuxième fois consécutive, député à l’Assemblée Populaire Nationale.  Monsieur Tayeb LOUH conduit avec succès également la liste FLN dans la circonscription de Tlemcen, lors des élections législatives de 2012, obtenant 10 sièges sur 12 que compte la circonscription. A la suite au changement du gouvernement, l’ancien magistrat a été reconduit à la tête du ministère du Travail et de la Sécurité sociale.

 

 

Mohamed Benmeradi, ministre du Tourisme

En 2010, Mohamed Benmeradi  hérite le portefeuille de l’Industrie. Cette nomination a été le couronnement d’un long parcours.  Benmeradi a forgé sa notoriété  loin des appareils politiques. Il a entamé sa carrière à l’Assemblé populaire nationale. C’était en   1978, à l’occasion de la première législature. Il y rencontre Rabah Bitat, personnalité historique qui préside alors le Parlement. Très vite, il en devient l’un des principaux collaborateurs. Ce n’était que le début. Il a gravi les plusieurs échelons avant de devenir directeur de la documentation à l’APN. Il quitte cette institution en1992, suite à la dissolution de l’Assemblée. Cet énarque rejoint, alors, le cabinet du ministre des Finances dont il devient le conseiller, avant d’être nommé directeur général des domaines en 1997. Sous le Sellal, Mohamed Benmerdi s’est vu confier le secteur  du Tourisme.

 

Sid Ahmed Ferroukhi, ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques

Sid Ahmed Ferroukhi est le nouveau ministre de la Pêche et des Ressources halieutique, sous le gouvernement Abdelmalek Sellal. Ce père de deux enfants, en dépit de son jeune âge, a passé presque toute sa carrière au sein de l’administration où il a occupé de hautes fonctions. Avant sa nouvelle nomination, Sid Ahmed Ferroukhi a été depuis 2008 au département de l’Agriculture et du Développement rural. Il occupait le poste de Secrétaire général de ce ministère. Avant de prétendre à ce poste, il servait, de 2005 à 2008,   l'Agence spatiale algérienne (ASAL) où il exerçait ses fonctions de Secrétaire général. Il venait de quitter justement  le ministère de l’Agriculture, en qualité de Chef de cabinet auprès du ministre chargé de Développement locale où il a travaillé de 2002 à 2005. Durant deux années, 2000-2002,  il était nommé déjà Directeur au ministère de l'Agriculture et du Développement rural. Mais, cet ingénieur, sorti en 1993, a été affecté à l'Institut national de la recherche agronomique. Une année plus tard, il obtient une promotion. Il est nommé Directeur à l'Institut national de la recherche agronomique d'Algérie. En 1997,  il devient  Directeur général adjoint  dans ce même  l'Institut. Il a exercé cette fonction jusqu'à 2000.  

 

 

 


 

Sid Ahmed Mahmoud

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