mardi 21 novembre 2017 Recevez l’actualité par courriel ou flux RSS

Intervention des chefs de groupes parlementaires
Le oui l’emporte Abonnez-vous au flux RSS des articles

31 oct. 2013
14:24
0 commentaire Sans surprise

Le débat ouvert en ce début de semaine sur le projet de loi de finances pour 2014 s’est transformé en débat électoraliste. Le quatrième mandat au profit du président de la république a été revendiqué notamment par les grosses pointures siégeant à l’hémicycle, les partis d’opposition eux, ont préféré mettre l’accent sur les lacunes ayant émaillé le dernier quinquennat. 

 

Hier, lors de l’intervention des chefs de groupes parlementaires, il en était ressorti le soutien inconditionnel des partis majoritaires au parlement à savoir le Front de libération national (FLN), le Rassemblement nationale démocratique (RND)  et les indépendant pour le président Abdelaziz Bouteflika. Ils n’ont pas manqué l’occasion pour rappeler les grandes réalisations du programme du président tout en signalant les acquis en termes de paix et de stabilité sociale.   

Le FLN, du haut de sa majorité parlementaire n’a pas manqué de souligner fortement le bilan la politique économique et sociale, jugée « rationnelle » adoptée par l’Algérie sous la présidence de Bouteflika ce qui, a permis de restaurer la stabilité et recouvrer la paix », a martelé le chef du groupe parlementaire Tahar Khaoua. La satisfaction exprimée par Miloud Chorfi, président du groupe parlementaire du RND a été contenue dans le volet économique.

Se félicitant de l’opportunité du débat du projet de loi de finances dont il dira, « nous a permis de constater l’effort de l’Algérie en termes de croissance et de réalisations économiques » ce qui démontre selon l’optique du RND «clairement la volonté de l’Etat de défendre son économie et de soutenir la croissance économique », avait-il signalé.

Miloud Chorfi, a tenu aussi à rappeler qu’il y’a vingt ans, « nous étions en réanimation financière et qu’aujourd’hui nous sommes prêteurs pour le FMI ». Il rappela également les grandes décisions de redressement économiques comme l’instauration de la règle 51/49 inhérente aux partenariats d’investissement avec les étrangers, la considérant comme une mesure « préventive essentielle pour protéger nos investissements ». En abordant l’éventuelle accession de l’Algérie à l’OMC, le chef du groupe parlementaire du RND a tenu à préciser que la reprise des négociations avec cette organisation doit être une opportunité pour défendre les intérêts économiques du pays et non ceux des autres.  

Salim Chenoufi, président du groupe des indépendants a été pour sa part plus explicite quant au soutien accordé au président de la république. « Nous plaidons pour le quatrième mandat du président Bouteflika », a-t-il annoncé. 

De l’autre côté, les partis d’opposition ont soutenu le contre argument dont notamment le Front des forces socialistes (FFS),  le parti des travailleurs (PT) et l’Alliance d’Algérie verte (AAV) dont les chefs de groupes ont soulevé lors de leurs interventions, « la gestion hasardeuse » des dépenses tout en plaidant pour plus de transparence et de rationalité dans la gestion des recettes de l’Etat.

Les préoccupations du parti des Travailleurs ont été motivées par le contexte économique mondial et dont  la pression de la crise internationale, notamment en Europe et aux Etats-Unis pourrait avoir un impact sur l’économie nationale. « L’Algérie est visée par des attaques économiques et politiques sur le plan international», a tenu à préciser Ramdan Taazibet qui, avertit : « nous devons faire attention à ce que les dépenses soit rationnelles ». Le chef du groupe parlementaire du PT a aussi abordé la question du pouvoir d’achat « qui ne cesse de dégringoler notamment après la baisse de la valeur du dinar. Nous demandons la révision de la politique salariale », a-t-il ajouté.

Le FFS a été plus critique quant à la question de la dépense publique. Chafaa Bouaiche, a d’abord contesté les délais accordés à la commission des finances jugés très insuffisants, « ce qui a empêché les membres de se rencontrer et de consulter tous les ministres ni même des experts dans le domaine». Le chef du groupe parlementaire FFS s’est aussi interrogé sur la pertinence du débat sur la loi de finances au moment où, « nous ne connaissons pas les recettes la fiscalité des entreprises étrangères, ni les dépenses du ministère de la défense qui a triplé en 4 ans ». Par ailleurs, le même député à signalé que la construction de l’économie ne se fait pas avec le recrutement de 20 000 policiers mais avec une base industrielle, a insisté Bouaiche qui a exigé plus d’éclaircissement concernant les comptes divers dont les provisions ont atteint 360 milliards depuis 2009, même chose pour les dépenses de fonctionnement qui sont en constante augmentation.  

Le président du groupe des verts, Tahar Habchi, a pour sa part, soulevé la nécessité de faire le bilan de ce qui a été dépensé durant ce dernier quinquennat. « Nous sommes à la fin d’un quinquennat durant lequel, nous avons dépensé 286 milliards dollars avec une promesse de créer 3 millions de postes d’emplois et 1 million de logements », comme il évoqué la problématique des importations, face à une croissance industrielle de moins de 5% dans la croissance totale allant jusqu’à considérer que les entreprises algériennes sont plus importatrices de productrices.

Tahar Habchi a clôturé son intervention en signalant que les dispositifs de facilitation apportés par le projet de loi de finances ne sont pas suffisants, du fait que les chiffres sont loin de la réalité. Les députés reviendront à l’hémicycle dans une douzaine de jours pour voter sans surprise le projet de loi de finances. Outre le FFS qui a fait savoir son rejet dudit projet, les verts et le PT pourraient s’abstenir.   

Khelifa Litamine

Mots-clés
Sur le même sujet
30oct. 2013

Appel à des mesures pour protéger l’économie nationale contre les crises économiques mondiales

12nov. 2013

Le FFS, El Adala et l’Alliance verte votent non Le projet de loi de finances 2014 adopté

30juin 2016

Code électoral : le coup fatal du FLN à l'opposition

Votre commentaire

Inscrivez-vous  ou  connectez-vous  afin de pouvoir laisser un commentaire.