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22ème conférence d'Interpol à Oran
Une nouvelle stratégie de lutte contre toutes les formes de criminalité Abonnez-vous au flux RSS des articles

10 sept. 2013
16:31
0 commentaire L'échange d'informations comme moyen de lutte contre la criminalité.

 « Je peux vous dire que l’Algérie dans sa coopération avec Interpol est très, très présente. Elle a développé une stratégie qui s’inscrit dans celle d’Interpol. On ne peut pas vivre isolé et égoïste, il faut savoir partager nos savoirs-faire. Il faut savoir faire de la prospective et aider les services d’application de la loi qui ont besoin d’équipements, de formation et de mise à niveau ».

C’est en ces termes que la présidente d’Interpol, Mireille Ballestrazzi  a exprimé, lors de l’ouverture, aujourdhui, de la 2ème conférence régionale africaine d’Interpol au Centre des conventions d’Oran (CCO), sa satisfaction du soutien et de l’aide apportés par l’Algérie dans la lutte contre les différents fléaux qui ont pris de l’ampleur à l’échelle planétaire.

Accompagné du secrétaire général d’Interpol, Ronald Nobel, du directeur général de la sûreté nationale, le général Abdelghani Hamel et le vice-président de la région d’Afrique, Amadou Mohamed, Mme Mireille Ballestrazzi  a annoncé la mise en place d’une nouvelle stratégie 2014/2015 pour l’Afrique, basée sur les leçons tirées des opérations menées dans différents pays africains.

La priorité de cette stratégie est l’accès aux services et outils de l’organisation pour permettre une coopération et un échange de renseignements  pour lutter contre toutes les formes de criminalité. « Il est vrai », dira-t-elle devant l’assistance composée des représentants de 53 pays africains, « qu’Interpol essaye d’être présent dans toutes les zones où il y a un besoin de coopération policière.  Cette coopération se fait dans le but d’un échange de renseignements  pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé Et aussi pour être à la hauteur des besoins  des pays et des défis.  Il y a des pays qui ont besoin de notre aide pour se reconstruire ».

Sur le plan de la sécurité, la présidente d’Interpol a invité tous les pays africains à accéder au système de communication I-24/7. Il s’agit d’un réseau mondial de communication policière sécurisée et de soutien qui relie l’ensemble des 190 bureaux centraux nationaux (B.C.N) ainsi que d’autres services chargés de l’application de la loi autorisés et des partenaires stratégiques leur permettant de consulter, de demander et de communiquer des informations capitales de façon instantanée.

La mise en place de ce système va permettre, explique la présidente d’Interpol, « d’avoir accès aux bases de données. En plus on va permettre de déployer l’accès  à ce système aux postes frontières et aux aéroports. Il y a vraiment une volonté de l’ensemble des pays membres d’aller dans ce sens là. L’Algérie, dans sa vision, est très présente pour apporter cette aide et ce soutien ».

Le secrétaire général enchaîne dans ce sens en soulignant que l’Afrique est la première région au monde à utiliser ce système de communication qui permet la vérification des passeports et  aide dans les opérations de recherches. Interpol a recensé 5 millions de requêtes entre 2011 et 2012, a déclaré le secrétaire général d’Interpol.

Sur le trafic de drogue, la présidente d’Interpol a  insisté pour lutter contre le trafic de cocaïne, d’héroïne et de cannabis. La réussite de ce combat ne peu pas se faire sans la coopération des forces de polices entre elles. « Si on prend comme exemple l’assemblée générale qui se situe cette année au mois d’octobre en Colombie, c’est là où on voit comment on peut échanger des informations parce que les voies du trafic sont planétaires et nécessitent une mobilisation internationale pour permettre d’avancer.

Evidement, il y a la coopération bilatérale, multilatérale, régionale et la coopération globale, mondiale à travers Interpol. Mais Interpol a essayé d’avoir des partenariats à travers des conventions  avec toutes les initiatives régionales. La base de tout cela, c’est la communication », a souligné la Mme Mireille Ballestrazzi.

Sur les avancées technologiques, la première responsable d’Interpol a évoqué la réalisation du complexe mondial pour l’innovation à Singapour.  Il s’agit d’un centre ultramoderne de recherche et développement pour détecter les infractions et identifier leurs auteurs, assurer des formations innovantes, apporter un appui opérationnel et établir des partenariats.

En prenant la parole, le directeur général de la sûreté de wilaya, Abdelghani Hamel insisté sur l’importance de la formation policière et la réforme du système de sécurité basée sur une technologie moderne.

Loubna Zahaf

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