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L’Arabie Saoudite en faillite d’ici 5 ans Abonnez-vous au flux RSS des articles

25 janv. 2016
10:23
0 commentaire Un déficit budgétaire global de 21,6%.

L’Arabie Saoudite risque, selon le dernier rapport du FMI, de faire faillite d’ici cinq ans si les prix du pétrole ne rebondissent pas, alors que le Venezuela risque d’entrer en guerre civile d’ici quelques mois.  

 

Avant même la publication de cette prévision par le Fonds monétaire internationale (FMI), de hauts responsables saoudiens ont jugé pour la première fois depuis leur décision de maintenir inchangé le quota de la production pétrolière et la baisse des prix de leur pétrole à destination de l’Europe, que «la baisse des prix est irrationnelle». Après quoi ? Après avoir usé de tous les stratagèmes pour combattre les puissances rivales sans se soucier des conséquences sur les autres économies en souffrances comme l’Algérie, le Venezuela et l’Angola  à titre d’exemple. L’économie de la monarchie a été affectée de plein fouet par le retour de l’Iran sur le marché international, provoquant ainsi l’effondrement des sept places boursières du Golf.

Malgré l’effondrement progressif de son économie, l’Arabie Saoudite refuse de reconnaitre l’échec de sa politique énergétiques et son impact négatif sur ses réserves de trésorerie. Cet échec conduira le pays vers la faillite d’ici cinq ans, selon le dernier rapport du FMI publié la veille de la tenue du forum économique mondial de Davos en Suisse. Le FMI estime que l’économie du royaume wahhabite est dans les voyants rouges. En revanche, la place boursière de Dubaï a perdu plus de 5% en une semaine ce qui a causé la chute libre de ses réserves de trésorerie. Par conséquent, le pays pourrait ne disposer que de cinq ans d'actifs financiers en grande partie à cause de la chute des prix du pétrole.

Dans sa dernière enquête économique et financière mondiale, le FMI indique que l’Arabie Saoudite a enregistré en 2015 un déficit budgétaire global de 21,6%. Un déficit qui risque de se creuser et atteindre 19,4% en 2016, perdant ainsi 3,4% par rapport à 2014. Ce pays a commencé à puiser dans ses réserves de change évaluées à 654,5 milliards de dollars pour faire face à la crise économique. Elle a perdu près de 73 milliards de dollars depuis que les prix du pétrole ont chuté. Les réserves de trésorerie ont chuté, également, à cause des dépenses militaires, dont le budget est estimé à 52 milliards de dollars, notamment, pour mener la guerre au Yémen. Cette érosion dans le budget de l’Arabie Saoudite s’aggravera d’ici cinq ans et mènera le pays à la faillite, selon l’institution de Breton Woods.

Le Venezuela au bord de la guerre civile

Le Venezuela risque de connaître le même sort. Depuis deux ans le pays de Chavez est en récession et la chute des prix du pétrole a aggravé sa situation financière. Face à l’échec de ses réformes, le pays demande une réunion d’urgence à l’Opep afin de trouver des solutions à la crise et éviter à ce que le pays entre en guerre civile. Le pétrole représente 90% de ses exportations et plus de 50% de ses recettes publiques. Depuis plus d’une année la banque centrale ne publie plus ni le taux de croissance, ni celui de l’inflation estimée à 120% en 2015. Dans ces conditions, la guerre civile est inéluctable, estime les observateurs. Avec un équilibre budgétaire établi sur la base d’un pétrole à 100 dollars, actuellement, sous le plancher des 30 dollars, le pays court vers la catastrophe. En effet, chaque dollar en moins signifie une perte de 700 millions pour Caracas. A ce rythme, le pays perd 40 milliards de dollars par an. Dans quatre mois, le pays risque la banqueroute. Ce d’autant que Maduro a essuyé un échec, le Parlement composé dans sa majorité de la droite lui a rejeté la proclamation de l’état d’urgence économique.

Samira Bourbia

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