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Critiques de la Cour des comptes sur la gestion du budget 2010
Le ministre des finances réagit Abonnez-vous au flux RSS des articles

08 nov. 2012
11:40
0 commentaire Karim Djoudi, ministre des finances

 « Vous n’aurez jamais un rapport qui vous dira que tout est parfait (...) maintenant il y a des degrés dans la critique qu’il faut prendre en considération ». 

 

C’est en ces mots que le ministre des Finances, Karim Djoudi, a admis le réquisitoire dressé récemment par la Cour des comptes sur l’exécution du budget 2010. Le premier argentier du pays a admis les irrégularités et l’opacité avec laquelle a été géré l’argent de l’Etat durant l’exercice de 2010 constatées par la Cour des comptes et promet de prendre en considération les erreurs commises.

« La modernisation du recouvrement fiscal et des dépenses fiscales sont des critiques que vous retrouverez tout le temps, quelle que soit la qualité de l’amélioration des services », a déclaré Karim Djoudi à la presse en marge de la signature d’un accord entre l’Algérie et le Qatar. 

Malgré toutes les diatribes, le ministre s’est montré confiant et s’est permis de préciser dans le même sillage que : « nous avons nous mêmes décidé (ministère des finances) d’accélérer le processus de production de la loi sur le règlement budgétaire après 27 ans d’absence, et la nécessité que la Cour des comptes apporte son avis ».

Cette décision « était dans l’intérêt d’une meilleure transparence dans la production budgétaire, et dans l’amélioration de la qualité de l’exécution des dépenses par les ordonnateurs. C’est un jeu qu’il faut accepter, nous l’acceptons », ajoute-t-il.

Pour lui, les surcoûts des projets d’équipements publics relevés par la Cour des comptes, s’expliquent par les choix politiques qui ont privilégié les moyens nationaux, et partant ont réduit le recours aux moyens de réalisation étrangers.

Quant aux comptes d’affectation spéciale (CAS), qui manquent de contrôle et de suivi, selon la même institution, Karim Djoudi a précisé qu’ils sont simplement « des écritures comptables » et non pas de l’argent mobilisé et déposé dans ces CAS pour qu’il soit mal géré. Il a affirmé que ces CAS sont soumis à un contrôle réglementaire.

Le constat "inquiétant" établi par la Cour des comptes dans son rapport fait ressortir de nombreuses anomalies : gaspillage des deniers publics, absence de rigueur, retard dans les opérations de liquidation des entreprises publiques, faiblesse des recouvrements fiscaux et surcoûts importants dans la mise en œuvre des programmes d’équipements publics dus aux réévaluations des projets.

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