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Projets en souffrance à l’Ouest
Le nécessaire recadrage stratégique Abonnez-vous au flux RSS des articles

06 mars 2012
12:30
0 commentaire Plusieurs projets semblent remis en cause ou totalement abandonnés

 

Depuis quelque temps, certains observateurs de la sphère économique nationale n’hésitent pas à dire que l’Etat, une fois passée la phase obsessionnelle de séduire à tout prix les investisseurs étrangers, semble vouloir reprendre les dossiers des investissements au mieux des intérêts de l’Algérie. 

 

En effet, l’embellie financière enregistrée suite à l’augmentation du prix du baril de pétrole a fait que de très nombreux projets, dont certains datant de l’ère du défunt Houari Boumediene, ont été mis au goût du jour par les pouvoirs publics. L’on citera à ce propos les projets initiés sur fonds propres par Sonatrach ces dix dernières années tels que la réalisation, au niveau de la zone industrielle de Skikda, d’une usine de «topping» d’une capacité de traitement de 5 millions de tonnes par an de condensat, d’une usine d’une capacité de production de 4,5 millions de tonnes par an de GNL, d’installations de stockage intégrées à l’usine GNL1K existante d’une capacité de 150 000 m3 de GNL, de 66 000 m3 de butane, de 66 000 m3 de propane et d’une sphère de gazoline de 3 000 m3.

Au niveau de la zone industrielle d’Arzew, il s’agit de la réalisation de 3 nouveaux trains de séparation de GPL identiques, de capacité unitaire égale à 1.0 MTA et de 2 bacs de stockage à basse température de 70 000 m3 chacun, des installations d’extraction d’éthane à partir des complexes GL1/Z et GL2/Z, d’un centre de 10 bacs de stockage d’azote liquide de 150 000 litres chacun et d’une section de conditionnement d’azote gazeux, ainsi que les dépendances nécessaires, un projet connu communément sous le nom de «l’affaire du procès Safir» qui a défrayé la chronique et qui valu la condamnation de l’équipe dirigeante de l’activité Aval. 

 

Pour ce qui est des projets initiés en partenariat, nous citerons à titre indicatif la réalisation, à Arzew, d’un complexe de déshydrogénation de propane et de production de polypropylène, la réalisation, l’exploitation et la commercialisation des produits finis issus d’une usine de vapocraquage de l’éthane à Arzew, la réalisation et l’exploitation d’un complexe de production de méthanol d’une capacité d’un million de tonnes métriques par an (soit 3 000 tonnes par jour) en partenariat avec le consortium Almet composé des sociétés Qurain (Koweït), Lurgi (Allemagne), PPSL (Trinidad), Mitsu (Japon) et Sotraco (Algérie). Dans le secteur des fertilisants, la réalisation et l’exploitation de deux complexes d’ammoniac et d’urée au niveau de la zone d’Arzew, le premier avec le groupe égyptien Orascom Construction Industries (OCI) et le second avec le groupe omanais Suhaïl Bahwan Group Holding LLC (SBGH), tous deux en phase finale d’exécution.

C’est ainsi que de très nombreux projets annoncés en grande pompe durant l’ère Chakib Khelil semblent remis en cause ou totalement abandonnés. Pour preuve, à l’ouest du pays, de très nombreux projets structurants avaient été annoncés, susceptibles non seulement de relancer la machine de production nationale mais surtout de booster incontestablement le produit national brut (PIB). A la date d’aujourd’hui, tous les projets ci-dessus énumérés sont, avec toutes les précautions d’usage, remis aux calendes grecques… 

Saou Boudjemâa

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