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Le Medef de retour en Algérie
La règle 51/49% ne gêne plus l’investissement français en Algérie Abonnez-vous au flux RSS des articles

02 janv. 2012
14:00
Laurence Parisot, présidente du MEDEF 0 commentaire Laurence Parisot, présidente du MEDEF

Les investisseurs français ont repris, le 12 décembre dernier, le chemin d’Alger avec cette fois-ci, dans les bagages, une réelle volonté de s’installer dans la durée sur le marché algérien. Les investisseurs français, membres du Medef, la plus influente organisation patronale française, ne sont pas allés, cette fois-ci, par quatre chemins pour afficher clairement leur volonté de s’implanter en Algérie.

En effet, lors de la dernière escale des membres du Medef International à Alger, le 12 décembre dernier, le chef de fil des patrons français, Jean-Marie Dauger a indiqué, sans réserve aucune, qu’il est temps que les entreprises françaises « s'installent dans la durée » sur le marché algérien. Le Président du Conseil de chef d'entreprise France-Algérie de Medef international, Jean-Marie Dauger a précisé que le retour du patronat français en Algérie témoigne « d’un intérêt réel pour le marché algérien et marque la volonté des entreprises françaises à aller plus loin dans leurs partenariats. Il faut qu'on s'installe dans la durée. Cette déclaration est lourde de sens. Le retour des investisseurs français marque une nouvelle ère de partenariat économique entre l’Algérie et la France. Effectivement, M. Dauger a affirmé à la même occasion que la nouvelle politique économique de l'Algérie, dont les principaux axes ont été tracés dans la loi de finances complémentaire 2009 « ne gêne nullement » les entreprises françaises. Le représentant du patronat français fait référence à deux dispositions comprises dans la LFC 2009 et qui ont fait courir beaucoup de bruits. Il s’agit de la loi sur l’actionnariat dans l’investissement, à savoir l’article du 51/49% et la loi portant droit de préemption qui donne à l’Etat algérien la priorité de racheter des entreprises et/ou des actions si des investisseurs étrangers venaient à geler leurs activités en Algérie.
Pour le numéro deux de la plus importante organisation patronale française, les entreprises françaises « s'accommodent » à cette nouvelle réglementation qui a redéfini le cadre juridique des sociétés à capitaux étrangers désireuses de s'installer en Algérie. « Il n'y a pas de constat d'échec. Au contraire, de nombreux partenariats se sont noués et concrétisés depuis la promulgation de cette loi (instaurant la règle 49/51% régissant l'investissement étranger en Algérie) relativement récente », a-t-il soutenu, citant pour exemple le partenariat dans le domaine de la gestion de l'eau potable avec la Seaal, la gestion de l'aéroport international d'Alger avec les aéroports de Paris (ADP) ou encore la réalisation du Tramway d'Alger.
En un mot, la polémique suscitée par la règle du 51/49% semble être jetée désormais dans les oubliettes. La nouvelle conjoncture internationale, marquée par la morosité économique qui touche la zone euro ainsi que l’instabilité politique dans les pays arabes a fait tourner la boussole économique en faveur de l’Algérie. D’ailleurs, les chefs d’entreprises français n’ont pas hésité à afficher leur volonté à développer de nouveaux partenariats avec les entreprises algériennes. La mission du Conseil d'affaires du Medef International consistait à travailler pour que les perspectives de coopération et de partenariat entre les hommes d'affaires des deux pays s'améliorent encore davantage. Faut-il rappeler dans la foulée que la délégation du Medef international, conduite par Jean Marie Dauger, qui est également Directeur général adjoint de Gaz de France Suez, est composée d'une soixantaine de dirigeants de grandes entreprises et de PME françaises opérant dans différents secteurs, notamment les banques, les assurances, les finances, le conseil et la formation, l'énergie, les transports, les nouvelles technologies, l'ingénierie, l'eau, le BTP et l'industrie
 

Ali Ben Mohamed

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