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Transferts sociaux
Plus de 15 milliards de dollars par an Abonnez-vous au flux RSS des articles

03 oct. 2011
16:29
0 commentaire Alger centre

 

Les transferts sociaux sont importants ; leur montant laisse rêveur quant à la générosité d’une économie qui, paradoxalement, à froid dès que les marchés mondiaux s’enrhument. Ils totalisent 30% des recettes hydrocarbures et 10% du PIB, ce sont aussi des fonds ouverts au gré de la rente pétrolière. Bref, une ressource dont l’impact n’est pas mesuré ni rentabilisé, sinon qu’elle est dépensée comme palliatif de conjoncture.

 

Les différents programmes de développement national initiés par le président de la République répondent tous, dans une large proportion, au besoin de créer un environnement de bienêtre du citoyen. Il est vrai que les années précédentes marquées par les pertes d’emploi, le chômage et la mal-vie ont été rattrapées et judicieusement corrigées. Le propos n’est pas de remettre en cause de tels efforts sinon de considérer la problématique dans son ensemble et noter les angles morts qui ont fini, avec le temps, par offrir l’autre face de la médaille plutôt négligée, assombrissant maints efforts de redressement de l’économie nationale. Aujourd’hui, avec une crise économique devenue cyclique et des perturbations auxquelles notre économie est trop fragile pour faire face, la question de la dépense publique commence à être traitée avec le plus grand soin, par les experts d’abord, qui n’hésitent pas à désigner du doigt toute la précarité d’un tel effort s’il n’est pas accompagné d’une gestion rigoureuse et d’une vision limpide des besoins en termes de stabilité et de bien-être sans en altérer les équilibres maintenus bon gré mal gré. Le secrétaire d’Etat à la statistique, Ali Boukrami, pose adroitement la problématique du ciblage de cette aide : «Bien qu'exceptionnellement important, ce montant de près de 15 milliards de dollars de transferts sociaux par an, soit 10% du PIB, est d’un impact peu perceptible au niveau de la population. Il n’est peut-être pas juste que tout le monde puisse bénéficier de certaines subventions, quelle que soit leur situation financière.» Outre cette disparité dans l’octroi du soutien de l’Etat, il est à remarquer l’opacité dans la gestion de ces programmes à répétition qui ont grimpé de 245 millions de dinars en 1999 pour dépasser les 1200 milliards de dinars (soit près de 15 milliards de dollars) en 2011 sans qu’aucune date limite ne soit instaurée et ce, parallèlement à des recettes qui n’ont pas changé.

Recherche scientifique: 100 milliards de dinars sur cinq ans

Dans ce sens et dans le cadre du projet de loi de finances pour 2012, l’Etat compte accorder plus de 14 milliards de dinars de subvention aux établissements publics à caractère administratif (EPA). Des fonds notamment destinés à couvrir les frais de personnel et les dépenses de fonctionnement des services des établissements sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Pour l’année à venir, l’Agence nationale pour le développement de la recherche universitaire recevra une subvention de 95 millions (en nette évolution de 48,95 % par rapport à 2011), alors que le même montant ira à l’Agence nationale pour le développement de la recherche en santé. Actuellement, l’Algérie compte 34 programmes nationaux de recherche en cours, notamment sur les sciences et le développement technologique, qui coûteront à l’Etat 100 milliards de dinars (1,48 milliard de dollars) sur cinq ans. Ainsi, cet investissement permettra à notre pays de doubler ses dépenses pour la recherche scientifique qui passeront de 0,5% à1% du PIB et ce, en direction de 28 000 chercheurs exerçant dans 1 200 laboratoires scientifiques à travers le territoire national.  A travers ce créneau  stratégique, l’économie nationale s ’ inscrit  dans une perspective de production intellectuelle et d’ innovation.Dans ce sens et dans le cadre du projet de loi de finances pour 2012, l’Etat compte accorder plus de 14 milliards de dinars de subvention aux établissements publics à caractère administratif (EPA). Des fonds notamment destinés à couvrir les frais de personnel et les dépenses de fonctionnement des services des établissements sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Pour l’année à venir, l’Agence nationale pour le développement de la recherche universitaire recevra une subvention de 95 millions (en nette évolution de 48,95 % par rapport à 2011), alors que le même montant ira à l’Agence nationale pour le développement de la recherche en santé. Actuellement, l’Algérie compte 34 programmes nationaux de recherche en cours, notamment sur les sciences et le développement technologique, qui coûteront à l’Etat 100 milliards de dinars (1,48 milliard de dollars) sur cinq ans. Ainsi, cet investissement permettra à notre pays de doubler ses dépenses pour la recherche scientifique qui passeront de 0,5% à1% du PIB et ce, en direction de 28 000 chercheurs exerçant dans 1 200 laboratoires scientifiques à travers le territoire national. 

Mourad Allal

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