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Sur fond de lutte contre la contrebande à la frontière ouest
La crise du carburant s’amplifie à Tlemcen Abonnez-vous au flux RSS des articles

01 févr. 2012
15:00
0 commentaire Les saisies sont évaluées à plus de 150 000 litres par mois

 

A Tlemcen, il n’est un secret pour personne que la fraude, la contrebande et la contrefaçon occasionnent chaque année à l’Etat un important manque à gagner. A la frontière algéromarocaine, la contrebande du fuel mine l’économie locale. Le litre de carburant est cédé à nos voisins à raison de 60 et 63 dinars, alors que son prix d’achat ne dépasse pas les 14 dinars. 

 

Les services de gendarmerie, de police et des douanes opèrent des saisies importante, évaluées selon des sources à plus de 150 000 litres par mois. Pour sa part, la police a saisi l’an dernier plus de 80 000 litres. La crise du carburant dans la région frontalière a atteint son paroxysme depuis quelques jours ; faire le plein est devenu un véritable tour de force. Pour s’approvisionner, les automobilistes passent leur temps à courir les stations. Cette crise a été «générée» par les mesures de lutte contre la contrebande du fuel sur les frontières. Pourtant, la wilaya est alimentée journellement par 2 400 mètres cubes, selon une source de la direction de Naftal, qui précise que ce quota représente 115 % car 1 800 mètres cubes sont largement suffisants pour la région. Selon des données fournies par les différents services de sécurité, la région frontalière est sillonnée par plus de 5 000 «hallaba», des véhicules dotés de réservoirs modifiés pouvant contenir jusqu'à 1 200 litres de carburant. Une petite opération permet de se faire une idée du niveau du trafic : le volume transporté par des véhicules qui traversent la frontière dépasse les 6 millions de litres. De nombreuses stations-service ont été verbalisées et d’autres fermées. Malgré ces mesures la contrebande du fuel continue. Sur le plan carburant, il est à noter que la région frontalière consomme 140 fois plus qu’Alger ou une autre ville de même taille. Ce qui est essentiel pour l’instant est de renforcer la région en moyens humains et matériels pour réduire l’expansion de la contrebande, quant à l’éradiquer, cela relève de l’hérésie, de l’aveu des certains responsables locaux.

En attendant la mise en service de 48 postes de surveillance des frontières algériennes, qui seront dotés de moyens de contrôle sophistiqués. Les effectifs seront par ailleurs renforcés pour atteindre 30 000 douaniers en 2014. Il est aussi important de souligner qu’à la frontière, une «guerre» entre contrebandiers et douaniers a toujours été signalée. D’ailleurs, le responsable régional des Douanes de Tlemcen l’a maintes fois souligné, en précisant que les douaniers sont souvent agressés à l’arme blanche ou par des jets de pierres.

La solution demeure dans le renforcement de la surveillance. Il est prévu la réalisation de 25 postes avancés pour lutter contre la contrebande et le crime organisé. Cependant, malgré l’acharnement des garde-frontières qui déploient plus d’efforts, il n’est un secret pour personne que les proportions de ce trafic sont alarmantes… Le carburant coule à flots ! .

Medjahdi Mohamed

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