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Une 3eme ligne de production Soummam en juin 2017 Abonnez-vous au flux RSS des articles

31 déc. 2016
09:15
0 commentaire Seddik Sadi, directeur de la collecte à la laiterie Soummam.

La laiterie Soummam fondé par la famille Hamitouche en 1993, a entrepris timidement son activité avec la production de quelques milliers de pots de yaourt. Aujourd’hui, elle est la plus grande laiterie à l’échelle nationale avec une capacité de production de plus de 2 000 tonnes/jours de produits laitiers variés, comme nous le confirme dans cet entretien, le directeur de la collecte à la laiterie Soummam, Seddik Sadi.

 

L’Econews : la laiterie Soummam a développé une panoplie de produits laitiers depuis sa création. Mise à par le yaourt, peut-on savoir quelles sont ses nouveautés ?

Seddik Sadi : La laiterie Soummam a débuté sa production avec deux petites machines qui existent toujours sur le terrain mais en guise de souvenir. La laiterie a fait une extension en 2002, pour s’équiper de matériel de haute technologie surtout pour le process de production. Actuellement, nous sommes à deux nouvelles unités de production opérationnelles, sise sur deux déplacements différents sur 7 hectares bâtis. Nous avons 26 lignes de productions  avec une capacité de 2000 tonnes  produits finis/ jour, avec une gamme de 104 variétés et de 11 familles de produits différents. Aussi, nous sommes entrain de réaliser une troisième ligne de production qui sera opérationnelle en juin 2017, selon nos prévisions.  

Cette nouvelle ligne aura-t-elle les mêmes produits que les deus autres ?

Pour la nouvelle unité il y aura de nouveaux en matière de produits, nous allons travailler sur les produits à longue conservation. Aujourd’hui, tous les produits de yaourt qui existaient en Algérie ou ailleurs ont une durée de vie très limitée allant jusqu’à 30 jours maximum. A la laiterie Soummam, nous allons essayer d’aller au delà de 6 mois pour des nouveaux produits dérivés du lait. Nous avons commencé à développer et diversifier  notre production, depuis  la délocalisation de la laiterie en zone industrielle  de Tahracht à Akbou en 2002, et surtout avec l’acquisition d’équipement très sophistiqués ce qui a permis la croissance de production en termes de capacité ou de volume et aussi en terme de variétés. Nous avons également ramené de nouveaux produits pour le marché algérien.

La laiterie Soummam exporte déjà ses produits, mais est ce qu’avec la nouvelle politique d’encouragement à l’exportation, vous êtes mieux soutenu en la matière ?

Pour nous l’essentiel d’abord est de satisfaire la demande nationale et que le produit arrive à destination. Pour cela, nous avons crée un réseau de distribution sur les 48 wilayas. Nous avons plus de 80 distributeurs agrées pour couvrir tout le territoire national. Concernant l’exportation, nous l’avons fait,  depuis 12 ans, au début pour le seul marché libyen et un peu en Mauritanie. Aujourd’hui, nous comptons exporter vers d’autres pays, en premier lieu nous visons le marché africain, surtout que nous sommes fiers de la qualité de notre produit. Nous sommes certifiés avec tous les certificats existants dans le domaine de l’agroalimentaire. Notre produit est conforme non seulement à la norme algérienne mais à l’internationale et nous sommes classés parmi les premiers en matière de qualité.

Justement le problème de l’exportation c’est la lenteur logistique, comment vous allez faire pour que le produit arrive à destination en bonne forme ?

Pour mieux vendre notre label, nous avons consacré la troisième ligne de production à l’exportation. Comme le problème du lait et ses dérivés c’est la durée de vie, et faute de logistique et moyens de froid, nous avons trouvé des solutions à ce problème par la conservation de durée de vie et gagner ainsi plus de temps pour ne pas abolir les produits en cours de route. L’industrie agroalimentaire en Algérie est assez conforme à l’international, nous avons des produits assez concurrentiels vis à vis du marché extérieur avec une meilleure qualité par rapport aux produits européens. Nous répondons conformément à la réglementation algérienne qui est plus sévère qu’ailleurs, notamment l’européenne. Nous avons des produits laitiers d’excellente qualité. Nous avons notre part dans le marché local vu l’immensité de notre pays qui assure une part de marché à tout le monde et nous pouvons concurrencer à l’international si notre politique économique va dans le sens de la promotion de la production nationale à l’intérieur et à l’extérieur.

Quelle est votre démarche pour préserver une meilleure qualité et concurrencer à l’international ?

Nous avons crée, depuis 2002, une direction de recherche et développement chargée de devancer même les pays européens en la matière. Sur certains produits, nous sommes vraiment en avance. La preuve nous avons commencé par les yaourts et voila aujourd’hui nous avons une large gamme de produits dérivés du lait et parmi nos projets est d’arriver aussi au fromage à pâte mole. La laiterie Soummam développe toute une stratégie d’un secteur sous le slogan « de l’étable à la table », c'est-à-dire nous suivons tout le circuit de la production du lait pour enfin diminuer un peu notre dépendance à l’importation de la matière première qui est la poudre du lait et activer toute la chaine pour produire du lait algérien. Pour ce faire, nous avons misé sur la production du lait cru algérien.

Qu’est ce que vous avez fait dans ce sens pour réduire la facture d’importation du lait ?

Nous avons d’abord organisé le secteur de la collecte et d’intervenir en amont, depuis 2009. Nous avons investit dans l’importation des vaches et depuis, nous faisons la collecte dans 26 wilayas avec 40 centres de collectes, bien équipés avec des cuves géantes et des groupes électrogènes. Notre production a atteint une moyenne de 500 000 litres /jour, alors que notre capacité réelle en usine est de 1,2 millions de litres. Vu le manque à gagner qui est encore énorme, nous avons décidé d’aider les éleveurs à produire plus de lait. Nous avons distribué depuis 2010 plus de 9 000 vaches  pour les éleveurs partenaires ( 4 200 éleveurs partenaires avec des contrats) et la distributions de plus de 1 700 cuves réfrigérantes  pour ces éleveurs, outre le matériel de la collecte pour les 80 collecteurs que nous avons.   Chaque jour, nos camions au nombre de 28 font la navette entre les centres de collectes et l’usine. Nous avons un rayon de collecte qui dépasse les 600 kilomètres de l’Est jusqu’à Souk Ahras et de l’Ouest jusqu’à Oran. Aujourd’hui nous sommes la plus grande laiterie en matière de collecte à l’échelle nationale, avec plus 1600 emplois directs et bien sur des milliers d’emplois indirects et avec un réseau de distribution dans les 48 wilayas. Pour assurer une meilleure distribution des produits Soummam, nous avons aussi distribué plus de 1200 camions frigorifiques aux jeunes distributeurs sous forme de crédit sur cinq années.

Quelles sont vos prévisions pour l’année 2017 ?

Depuis le début de l’année 2016, nous avons investi dans la production du fourrage qui représente 80% de la meilleure production du lait,  en créant deux filiales, une à Constantine et l’autre à Khenchela. Durant cette année, nous avons réalisé huit fermes qui sont déjà opérationnelles avec un petit nombre de vaches. Par contre, nous avons réalisé pour l’année 2017, une méga-ferme de 2000 vaches, sise entre Djelfa et Hassi Lefdoul pour sécuriser au moins 40% de la production du lait propre à la laiterie Soummam et booster ainsi notre production vers la meilleure qualité. D’autres projets auront lieu peut être en 2017, mais nous n’avons par encore la confirmation. 

Naima Allouche

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