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Pierre Boursot, président du directoire de Société Générale Algérie
Des offres bancaires à distance en perspective Abonnez-vous au flux RSS des articles

03 janv. 2012
14:00
Pierre Boursot 0 commentaire Pierre Boursot

Fraîchement installé dans ses fonctions de président du directoire de la Société Générale Algérie (SGA), Pierre Boursot a révélé, lors de la présentation de sa stratégie de développement à horizon 2015, que sa banque entend développer différents outils bancaires à distance qui
permettront une meilleure fonctionnalité et une autonomie.

L’Eco : comment se porte la Société  Générale Algérie ? 

Pierre Boursot : les résultats de la  Société Générale Algérie enregistreront  une croissance de 10 à pour l’année  2011. Nous sommes donc une banque  profitable qui continue de croître mais  l’important est d’avoir une profitabilité  qui nourrisse notre croissance et nous  permette de saisir les perspectives  de croissance du marché  algérien, qui offre de réelles  opportunités.  Par ailleurs, notre stratégie n’a  jamais changé. Depuis que nous  sommes en Algérie, nous appliquons le  même concept de banque universelle,  que dans toutes nos filiales. C’est un  concept de banque universelle, capable  de servir tous les types de clientèles, du  modeste salarié, jusqu’au client le plus  fortuné, de l’artisan à la PME et à la  Multinationale. Au-delà nous avons  trois grandes priorités : améliorer la  qualité de service, accroitre notre  influence auprès des PME et continuer  l’extension de notre Réseau tout en travaillant  sur le concept de banque à distance,  dans la mesure où l’Algerie est  un grand pays qui dispose de bonnes  infrastructures de communication sur  lesquelles nous pouvons nous appuyer. 

Quelles sont les solutions  télématiques que la SGA offre à ces  clients ? Y a-t-il du nouveau dans ce  domaine ?

Nous sommes la banque la mieux  équipée en matière d’internet, que ce  soit au niveau des particuliers qu’à celui  des entreprises. Nous bénéficions des  outils de groupe en matière d’e.banking  dont nous faisons bénéficier nos clients.  Le projet Sogecash Net pour les entreprise,  en plein déploiement, permet  d’effecteur des virements et d’effectuer  certaines commandes à distance. 

Le problème de la signature  électrique n’est pas toujours réglé  en Algérie. La SGA, envisage-t-elle  ce service dans sa stratégie ?

Il y a cette problématique juridique  qui nous empêche de développer ce  genre de produit. Aujourd’hui, effectivement,  l’exemple du commerce extérieur  nous oblige d’avoir la signature  physique de toutes les opérations de  commerce extérieur. C’est une  contrainte légale, on ne peut pas  aller au-delà. Mais, cela n’empêche  pas, encore une fois, de dématérialiser  tout ce qui peut être dématérialisable.  En tout cas, nous sommes prêts à  aller vers une dématérialisation totale. 

Quels sont les résultats réalisés par  la SGA ces derniers mois de 2011 ?

A octobre 2011, le nombre total de  clients est de 294 687 clients, dont  267 950 particuliers, 5351 PME, 21100  Professionnels et 286 grandes entreprises  nationales et internationales.  Notre banque dispose de fonds  propre de 25 milliards dinars pour un  total de bilan de 170 milliards de dinars.  C’est une taille qui commence à devenir  significative. Le total hors bilan, c'est-àdire  les engagements par signature, est  de 110 milliards de dinars. Notre produit  net bancaire est de 12 milliards de  dinars.  Le volume d’engagement global est  de 224 milliards de dinars. Les crédits  octroyés aux entreprises totalisent 205  milliards de dinars. Près de 10 milliards  de dinars ont été octroyés aux professionnels,  et enfin les crédits aux particuliers  sont évalués à 9 milliards de dinars.  Notre banque se suffit à elle-même.  Elle dispose d’une trésorerie assez  importante, c'est-à-dire qu’elle prête  l’argent qu’elle récolte, ce qui n’est pas  souvent le cas des banques jeunes, obligées  d’emprunter à leur Maisons Mères  ou sur les marchés. 

Les banques développent de plus en  plus le leasing, après la suppression  du crédit à la consommation. Votre  banque s’intéresse-t-elle aussi à ce  mode de financement ? 

En matière de leasing, il est vrai que  les professionnels recourent de plus en  plus à ce mode de financement, alors  qu’avant, ils recouraient à titre personnel  au crédit à la consommation pour  répondre aux mêmes besoins. Le leasing  est aussi un moyen privélégié, pour les  entreprises, de financer leurs investissements  en matière d’équipement, comme  les camions et tout ce qui est équipements  de travaux publics.  La SGA a lancé le produit leasing en  2001, c’était une première en Algérie. Et  nous sommes toujours n°1 en matière  de leasing. 

Que propose la SGA en matière de crédit immobilier ? 

Aujourd’hui, le particulier ne peut  emprunter de l’argent sauf pour couvrir  ses besoins en matière d’immobilier, ce  qui explique que les encours baissent de  plus en plus, surtout ces deux dernières  années. Nous avons mis en place deux  formes de financement immobilier. Le  premier concerne le crédit d’acquisition  et de construction ; le deuxième concerne  les travaux de rénovation. Les crédits  immobiliers, en termes d’encours,  représentent 3% du portefeuille de la  banque. 

Dans votre stratégie 2015, vous  envisagez d’ouvrir 150 agences.  Comment jugez-vous le rythme  d’autorisation des agréments ? 

SGA dispose aujourd’hui de 75  agences opérationnelles ; nous nous  adaptons aux contraintes locales et nous  souhaitons cependant maintenir de  fortes ambitions dans ce domaine afin  d’être davantage plus proches de nos  clients.

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