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Développement écosocial
L'Algérie à l'horizon 2030: identification d’éléments de stratégie à long terme

28 jun 2012
13:25

 

La 4ème rencontre algéro-coréenne pour la préparation de la vision de développement socioéconomique de l'Algérie à l'horizon 2030, initiée par le ministère de la Prospective et des statistiques, a permis d'identifier quelques éléments de la stratégie à long terme du gouvernement dans les domaines du développement social et économique du pays, selon le ministère.

Les principaux points retenus suite aux différentes présentations et du débat qui s'en est suivi lors de cette rencontre, tenue il y a quelques jours à Alger, portent sur la nécessité incontournable de diversifier l'économie algérienne en s'orientant vers les secteurs d'activités productives qui relèveraient du secteur privé, souligne le ministère dans un document retraçant les principales recommandations de cette rencontre.

Les participants à cette rencontre ont mis l'accent sur l'importance de se fixer un taux de croissance global de 7%, ce qui implique que les taux de croissance sectoriels doivent évoluer à des rythmes extrêmement soutenus à l'exemple du secteur des industries manufacturières et qui devrait croître à un rythme annuel moyen de 15% pour prétendre devenir un fleuron de l'économie fondée sur le savoir.

S'agissant de l'objectif de passage à une économie fondée sur la connaissance, les Coréens ont estimé que "le problème prioritaire à l'horizon 2030 porterait plutôt sur la transformation structurelle et la diversification économique et particulièrement de l'industrie, avec mise en oeuvre d'une politique de protection et non pas sur l'objectif lointain de construction de la société du savoir".

Pour atteindre l'objectif de mise en oeuvre d'une gouvernance économique, les experts des deux pays ont préconisé la mise en oeuvre de stratégies de croissance économique ouverte, la création d'institutions fortes et d'asseoir la stabilité politique.

Ils ont également recommandé le désengagement graduel de l'Etat de la sphère d'activités productives et d'ouvrir davantage au privé la sphère financière, mais l'Etat doit garder son rôle dans la réalisation des infrastructures et équipements de base et demeurer régulateur.

Dans le secteur de la santé, l'accent a été mis sur la nécessité de dissocier le système de sécurité sociale de celui de la santé dans leur fonctionnement, estimant que leur autonomie ne peut que favoriser une meilleure maîtrise de gestion.

Concernant le système d'éducation et de formation, les recommandations retenues par les experts portent sur l'adoption d'une démarche progressive, l'investissement dans les établissements scolaires en encourageant le secteur privé ainsi que l'encouragement d'un système de compétition et de performance des institutions d'éducation.

Pour ce qui est de la planification territoriale, les experts ont estimé qu'il y a besoin d'orienter les interventions, dans le schéma national d'aménagement du territoire (SNAT), sur l'évaluation des problèmes d'organisation du territoire, relevant des insuffisances en matière d'infrastructures et d'équipements des territoires pour prétendre à un réel développement territorial.

Source APS

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