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Croissance en Afrique : Medelci pour un rôle "plus actif" du secteur privé

24 mai 2013
17:24


 

 

Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a indiqué vendredi à Addis-Abeba (Ethiopie) que le vaste potentiel de croissance dont dispose le continent africain pour les décennies à venir nécessite pour sa valorisation optimale "un rôle plus actif" du secteur privé.

"C’est dans une optique d’ouverture d’un champ toujours plus étendu aux investisseurs que l’Afrique s’attelle à lever les principales contraintes qui continuent d’entraver la diversification de la structure de ses économies et la compétitivité de ses entreprises", a-t-il précisé.

M. Medelci intervenait lors de la séance d’ouverture d’un forum organisé par la chambre panafricaine de commerce et d’industrie à l’occasion du cinquantenaire de l’OUA/UA sur le thème "Assurer la renaissance africaine : rôle du secteur privé pour les 50 prochaines années".

Il a relevé qu’outre les programmes nationaux d’infrastructures, l’Union africaine a lancé le programme de développement des infrastructures en Afrique.

"Les déficits qu’accuse le continent dans ce domaine sont un frein aux investissements du secteur privé et élèvent les coûts des transactions", a-t-il dit, ajoutant que l’accès à l’énergie et les réseaux de transports et communications occupent une place "prépondérante" dans ce programme qui couvre les projets régionaux structurants jusqu’à l’horizon 2040.

L’autre contrainte réside dans "l’insuffisance des capacités et instruments de soutien et d’accompagnement de la petite et moyenne entreprise qui sont essentiels pour le développement du tissu industriel", a estimé le chef de la diplomatie algérienne.

"La troisième contrainte a trait à la faiblesse des capacités managériales, scientifiques, techniques et d’innovation", a-t-il noté.

M. Medelci a indiqué que les programmes nationaux et régionaux en cours "s’attachent à remédier à ces insuffisances au double plan quantitatif et qualitatif".

"Dans l’ensemble de ces domaines, la coopération et les échanges d’expériences entre les représentants du secteur privé des pays africains dans les fora tel que celui qui vous réunit aujourd’hui (le 21ème sommet de l’UA) jouent un rôle des plus positifs", a-t-il affirmé.

Pour le ministre, de tels échanges devraient aussi "faciliter les synergies entre les rôles de l’Etat et du secteur économique public et privé et un équilibre entre les logiques économique et sociale".

De tels échanges devraient également tenir compte de la nécessité d’£uvrer à l’expansion du marché intérieur tout en participant davantage à l’intégration régionale et mondiale, a-t-il précisé.

M. Medelci a indiqué que le secteur privé a accru sa contribution à la croissance appréciable des économies africaines depuis une décennie ainsi qu’à l’amélioration notable de la mobilisation des ressources internes qui a induit une réduction de la dépendance vis-à-vis de l’aide publique au développement.

Les politiques publiques algériennes de promotion du secteur privé présentées

Le chef de la diplomatie algérienne a, à cette occasion, présenté les politiques publiques de promotion du secteur privé en Algérie.

Il a relevé que le cadre institutionnel et juridique pour la création et le développement de l’entreprise en Algérie a été "allégé au triple plan des procédures, des délais et des coûts" et des "facilitations et des encouragements spécifiques sont octroyés au profit des jeunes porteurs de projets".

M. Medelci a indiqué, devant un panel de ministres africains et de représentants d’organisations continentales, que la réforme du foncier industriel en Algérie et l’aménagement d’une quarantaine de nouvelles zones industrielles a permis de "réduire une des principales contraintes à l’investissement privé.

Il a cité également une panoplie de mesures de promotion et d’appui à l’investissement privé en vigueur en Algérie comme les exonérations et allègements fiscaux, les bonifications des coûts des crédits d’investissements, la création d’un Fonds d’investissement et de fonds régionaux d’investissement, ainsi que le renforcement des mécanismes de garantie.

"Le développement exceptionnel et la modernisation des infrastructures se sont traduits par une réduction significative des coûts de transaction", a-t-il ajouté.

Il a indiqué aussi que le renforcement du conseil national de la concurrence et les efforts en cours de réorganisation des marchés "participent aussi au rôle régulateur de l’Etat pour assurer le climat le plus propice à l’investissement privé".

M. Medelci a présidé la délégation algérienne aux travaux de la 23ème session du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) qui ont eu lieu mardi et mercredi.

Cette session est préparatoire au 21ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, prévue les 26 et 27 mai au siège de l’Union et qui coïncide, cette année, avec la célébration du 50ème anniversaire de la création de l’OUA/UA.

Source APS

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