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M. Smaïl Chikhoune, président du Conseil d’Affaires algéro-américain
«18 milliards de dollars de volume d’échanges économiques» Abonnez-vous au flux RSS des articles

04 juin 2013
10:51
0 commentaire M. Smaïl Chikhoune.

M. Smaïl Chikhoune est médecin de formation. Il a travaillé aux USA au niveau de la Silicon Valley dans le domaine de l’informatique pour développer un logiciel en maîtrise et principalement en cancérologie. Il dirige actuellement le Conseil d’Affaires algéro-américain. Rencontré à la Foire international d’Alger, il a bien voulu nous accorder cet entretien.

L’Econews : Il est vrai que le gouvernement algérien a affiché sa réelle volonté de développer l’industrie pharmaceutique en Algérie. Peut-on s’attendre alors à la conclusion d’un partenariat algéro-américain ?

M. Smaïl Chikhoune : l’Algérie importe énormément de médicaments pour couvrir les besoins de la population, donc il faut favoriser la production locale. De nos jours, tout est orienté vers la biotechnologie. Pourquoi ? Parce que les traitements de maladies comme le cancer ou le diabète nécessitent des moyens considérables. Par conséquent, tous les laboratoires dépensent énormément d’argent dans la recherche et le développement. Quand on fait de la recherche, il faut recruter beaucoup de pharmaciens, de biologistes, de statisticiens, d’ingénieurs électroniques, etc. Donc, c’est certain qu’il y aura une offre d’emplois pour les étudiants sortis des universités et autres instituts et c’est la raison pour laquelle les Américains ont choisi l’Algérie du moment qu’il existe de la ressource humaine. De même que l’Algérie est l’un des pays les plus stables de la région, qui possède les moyens pour gérer ce projet. Donc, les deux gouvernements travaillent en étroite collaboration et je peux vous dire que les relations économiques algéro-américaines sont excellentes.

 

La présence du laboratoire Pfizer dans cette FIA a été remarquée. Qu’en est-il au juste ?

Pfizer est la première compagnie américaine à s’installer en Algérie juste après l’indépendance. Elle a commencé à travailler dans notre pays en 1964. Aujourd’hui, elle est devenue le plus grand partenaire de Saidal. Il y a aussi les autres compagnies telles MSD, Janssen, Amgen, etc. qui travaillent tous en Algérie et font partie de ce grand projet. Plus d’une centaine de compagnies américaines travaillent en Algérie principalement dans les secteurs du pétrole et gaz, General Cable qui travaille en partenariat avec Lyna Cable basée à Biskra dans la fabrication de câbles électriques, la société Fergusson qui fabrique des tracteurs à Constantine. De plus, General Electric va ouvrir la plus grande usine, en dehors des Etats-Unis, de fabrication de turbines. Cette société a déjà réalisé la station de dessalement d’eau du Hamma. Dans les nouvelles technologies, Microsoft, Cisco, Intel, HP, Apple sont tous implantés en Algérie.

 

Quel est le volume des échanges commerciaux entre l’Algérie et les Etats-Unis ?

Pour l’année 2012, le volume a atteint 18 milliards de dollars, mais encore une fois il reste dominé par les hydrocarbures. D’ailleurs l’ambition du Conseil d’affaires algéro-américain c’est d’accroître et diversifier ces échanges hors hydrocarbures. L’Algérie importe beaucoup d’équipements des USA qui s’élèvent parfois à 1,5 milliard de dollars. Ces achats ne concernent pas uniquement les équipements, mais aussi du blé, du lait en poudre, etc. Cependant, il y a très peu d’exportation en direction des USA où l’Algérie exporte en petite quantité d’huile d’olive, de la semoule et des jus. Cela reste insignifiant.

Hamdane S.

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