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«L’entreprise nationale séduit la diaspora algérienne» Abonnez-vous au flux RSS des articles

01 févr. 2016
07:44
0 commentaire Mme. Amina Kara

Le cabinet ITN témoigne aujourd’hui de l’intérêt que porte l’entreprise nationale aux profils des Algériens établis à l’étranger. En 2014, le cabinet en a recruté une trentaine. 

L’Econews : Quelle vision offre aujourd’hui le cabinet ITN de la diaspora algérienne et du marché du travail algérien?  

Amina Kara : ITN est un cabinet de conseil en recrutement et formation à l’international, spécialisé dans la sélection de talents algériens localisés à l’étranger. Nous avons organisé plusieurs événements depuis sa création à ce jour. En 2014 quand nous avons commencé à proposer d’accompagner la compétence algérienne pour son retour au pays dans le cadre de l’entreprenariat, nous avons eu des avis mitigés, disant que l’Algérien n’est pas prêt à retourner dans son pays pour travailler parce qu’il ne s’adapte pas au marché algérien. Pour ceux qui sont partis depuis longtemps, ils estiment que l’absence du facteur inter-culturalité affecterait leur productivité. Du coup l’édition de 2014 était le premier pas pour mieux identifier les ambitions de chaque partie. Après avoir réussi la première édition qui s’est déroulée à Paris, nous avons organisé un deuxième événement la même année, à Lyon. Cette dernière a vu la participation d’entreprises qui n’étaient pas présentes à la première édition. Ces deux éditions se sont soldées par le retour et le recrutement par les entreprises algériennes de 30 personnes. Cela représente en moyenne une entreprise algérienne sur deux. Sur ces 30 profils recrutés par l’entreprise algérienne, nous n’avons eu qu’un seul échec dû à des considérations familiales, sinon les autres se sont inscrits dans une longue durée. Ce qui est important pour nous. Pour l’évaluation des événements de l’année 2015, nous n’avons pas encore terminé l’élaboration de notre bilan, mais ce que je pourrais dire c’est que nous sommes sur une évolution. 

Comment voyez-vous l’engouement des entreprises algériennes pour ce type d’événement et de recrutement de profils à l’étranger ?

Nous avons remarqué deux types de demande dont celle concernant les profils junior spécialisés dans le domaine des nouvelles technologies et télécommunication, le marketing et le top management. Aujourd’hui, nous arrivons facilement à convaincre l’entreprise algérienne de participer à nos événements et de sélectionner leurs profils d’entreprise. Notre priorité est de répondre à la demande de l’entreprise ainsi qu’à celle du candidat et d’assurer le suivi. Nous sommes convaincus que nous travaillons sur la valorisation des compétences algériennes que nous essayons d’ajuster et d’accompagner aux bons postes et même anticiper les échecs. Nous avons eu des retours positifs. Parmi les entreprises qui prennent part aujourd’hui à nos événements, je citerai, le groupe Cevital, le concessionnaire automobile Renault, Ardis, Faderco, Allégorie, Sens, Med&Com. Ces entreprises ont pris l’initiative de participer à notre nouvel événement Networking RH « Kafaa to Com ». 

Avec un marché du travail déprimant, ne pensez-vous pas que le retour des compétences algériennes se retourne compromet le recrutement de la compétence nationale ?

Non, au contraire. Comme ils ont fait le choix de partir, ils peuvent faire le choix de revenir. C’est un atout pour le pays. Ils contribuent à la formation et au développement de l’entreprise algérienne. Avoir une mobilité internationale est très enrichissante pour la compétence algérienne et notre rôle à nous est de limiter la fuite définitive de cette compétence. Les deux compétences se rencontrer sur le terrain et se complètent. L’échange du savoir et de du savoir-faire est très bénéfique à l’entreprise algérienne.

Qu’en est-il de l’évolution juridique du statut de l’étudiant algérien à l’étranger ?

Les choses commencent à s’arranger pour l’étudiant algérien à l’étranger. Dernièrement, nous avons eu l’occasion de discuter avec la ministre française de l’Education, Najet Vallaud-Belkacem, lors de sa visite en Algérie. Une visite qui s’est soldée par la signature d’accords d’échange similaire à celui d’Erasmus pratiqué en Europe. Un accord dans ce sens est très important pour nous pour encourager les universités algériennes à s’ouvrir à l’international. Nous encourageons cette initiative qui est très enrichissante pour les étudiants algériens et les aide à être plus opérationnel une fois sur le terrain.   

Parlez-vous de votre événement Networking RH 2016, « Kafaa to Come » ?

« Kafaa to Come » de part son concept inédit en Algérie concernant le Networking RH est organisé à la demande de deux pôles : entreprise et compétences algériennes du monde. Après plusieurs éditions organisées en France, les entreprises s’intéressent aux compétences algériennes d’ailleurs. Il faut noter que près de 500 compétences algériennes sont revenues volontairement en Algérie, mais insatisfaites de leur statut professionnel. «L’événement « Kafaa to Come » est organisé, également, dans l’objectif de leur permettre de connaître d’autres entreprises algériennes en quête de compétences qualifiées. 

Samira Bourbia

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