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Accord d’Association avec l’Union européenne
L’Algérie souhaite un partenariat industriel Abonnez-vous au flux RSS des articles

24 févr. 2014
17:40
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L’Algérie veut aller au-delà du partenariat commercial avec l’Union Européenne pour passer à un partenariat industriel pour diversifier son économie, jusque-là dépendante des hydrocarbures.

 

L’Accord d’association entre l’Algérie et l’Union Européenne (UE) sont qualifiés de positifs par les responsables des deux parties. S’exprimant, aujourd’hui, lors d’une journée dédiée au partenariat algéro-européen, les responsables de la coopération entre l’Algérie et l’UE ont souligné que les relations de partenariat entre les deux parties s’améliorent de plus en plus. M.  Ali Mokrani, directeur association avec l’Union européenne au ministère des Affaires étrangères, a indiqué que «la relation commerciale, entre les deux parties, est bonne et elle évolue d’ailleurs, mais il faudrait qu’on aille au-delà du partenariat commercial pour développer le partenariat industriel économique. Cela ne peut se faire qu’avec un transfert des connaissances et d’expertise».

Dans le même cadre, l’Algérie sollicite, encore une fois, un soutien de l’Union Européenne pour son adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce, selon M. Mokrani. Elle appelle également à ce que le premier partenaire de l’Algérie facilite, en plus de la circulation de marchandises, la mobilité humaine. «La dimension humaine devrait bénéficier des mêmes attentions que la dimension économique et commerciale. On ne peut pas laisser la marchandise circuler librement sans favoriser la mobilité de personnes pour créer un avenir commun et pour que les gens se rencontrent», a-t-il noté.

De son côté, le chef de la Coopération de la Délégation de l’UE en Algérie, M. Paulo Martins, a estimé que «le bilan de la coopération entre l’Algérie et l’Union européenne est très positif». Il a souligné que l’UE est «fière des programmes d’appui lancés en Algérie» et qui ont eu un «impact positif» et des résultats à temps, même s’il y avait des cas où les résultats n’ont pas été à la hauteur des ambitions de l’UE.  «L’important pour nous, c’est le futur pour mettre en œuvre les différents programmes déjà démarrés», a-t-il souligné.

M. Martins a fait savoir que l’économie est un domaine prioritaire pour l’Union européenne dans ces programmes d’appui et que l’Algérie a des potentialités énormes qui ne sont pas bien exploitées et développées. A ce propos, il dira que l’UE est disponible à transférer son savoir-faire pour l’Algérie et ses entreprises pour justement un meilleur développement économique.

Pour sa part, Luc Vanbellingen, représentant résident de l’Agence Belge de Développement (CTB Algerie), invité à cette rencontre, a estimé que le climat des affaires en Algérie reste toujours contraignant pour les entreprises étrangères en particulier les entreprises belges qui veulent investir en Algérie.

Dans ce contexte, il a cité la règle 51/49%, régissant l’investissement étranger et les difficultés que rencontrent les entreprises présentes en Algérie avec le système bancaire algérien. Il a, par ailleurs, souligné l’importance de la coopération algéro-belge qui se manifeste à travers les programmes d’appui belge pour l’Algérie dans le domaine de formation et de transfert technologique. 

Lahcene Brahmi

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