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Les pertes de la Setram dépassent les 20 millions DA Abonnez-vous au flux RSS des articles

16 oct. 2016
14:51
0 commentaire Les grévistes n'en démordent pas.

Les travailleurs de la Setram d’Alger, en grève depuis mardi, maintiennent leur mouvement de protestation illimité, et ce, malgré l’appel du premier responsable de l’entreprise à la reprise du travail. La direction a tenu, depuis jeudi, à assurer un service minimum, en plus des bus de l’Etusa qui occupent les rails.

 

La paralysie du tramway entame aujourd’hui sa première semaine et le statu quo persiste, dont les seuls perdants sont bien évidemment les passagers. Car le service minimum n’est pas totalement appliqué. Selon notre interlocuteur, seules 13 rames au lieu de 28 assurent la navette entre les Fusillés (ex-Ruisseau) et Dergana avec un temps d’intervalle avoisinant les deux heures entre une rame et une autre au lieu des cinq minutes habituelles. La direction de Setram a opté aussi pour combler ce manque, le redéploiement des bus de l'établissement des transports urbain d’Alger (ETUSA), au niveau des lignes à grand trafic notamment celles assurant la navette entre Bordj El Kiffan et Dergana.

Les grévistes dénoncent la mesure prise par la direction de la Setram qui a décidé de faire venir des conducteurs des Tramways d’Oran et de Constantine. Selon eux, ces conducteurs doivent au préalable accomplir le circuit pendant 40 heures avant de prendre le chemin du rail. « Mais, malheureusement, ils sont venus directement conduire. » Les protestataires persistent dans leur mouvement, nous explique un gréviste, car la direction de l’entreprise n’a aucune intention de satisfaire les revendications des travailleurs, tout en précisant que ces grévistes sont déterminés à arracher des droits légitimes.

Outre l’application de la convention collective, les grévistes revendiquent un réaménagement du volume horaire de travail, une augmentation des salaires, un plan de sécurité, en particulier pour les caissiers et conducteurs qui font l'objet d'agressions de la part des usagers.

Il est à rappeler que le PDG de Setram avait indiqué sur les ondes de la radio nationale que l’arrêt de travail coûte plus de 2 millions de dinars par jour à l’Entreprise du métro d’Alger, sans compter les frais et les moyens de substitution mobilisé à chaque grève et à chaque panne.

N.I

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