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Le transport routier plus cher Abonnez-vous au flux RSS des articles

04 janv. 2016
12:49
0 commentaire la place dans un Taxi Alger-Tizi Ouzou coûte 300 dinars depuis le 1er janvier 2016

 Alors que la tarification du transport en commun relevant du secteur public est restée inchangée, le privé par contre, a saisi au vol l’augmentation sur les carburants, telle que contenue dans la loi de finance 2016 pour rehausser les tarifs. Depuis le début de l’année, les chauffeurs de taxi, bus et autres ont affiché des augmentations variant entre 100 et 300 dinars.  

 

 Les assurances du ministre des Transports quant à la stabilité des tarifs des transports terrestres, ne concernent en fait de compte que le transport public laissant le privé décider des augmentations à sa guise. « Les augmentations appliquées par les transporteurs sont automatiques et systématiques, et ce, en raison des augmentations des prix du carburant et d’autres produits à l’instar de pièces de rechanges… » a déclaré Abdelkader Boucherit, président de la Fédération nationale du transport des voyageurs et des marchandises affiliée à l’Union générale des commerçants et des artisans algériens (UGCAA), qui déplore par ailleurs le laxisme du ministère de tutelle qui à son avis, « n’a pas anticipé cette situation ». « Nous sommes des commerçants, donc nous devrons dégager du bénéfice dans notre activité », a-t-il estimé avant de souligner que l’impact de la Loi de finance 2016 sera sans doute sur tous les autres produits. Le citoyen, reconnait-il  est la seule victime de cette Loi de finance.

D’ailleurs, avance notre interlocuteurs, une réunion a eu lieux, il y a 20 jours, entre le ministre de tutelle et les membres de la Fédération des transports pour essayer de trouver des solutions. Mais rien n’a été arrêté. Il était question d’examiner des propositions qui permettraient de mettre en place des mécanismes convenant à toutes les parties. La fédération avait avancé la proposition de réduire de 40 à 50% les impôts impartis à ce secteur ainsi que la réduction de la taxe mensuelle de 3 500 dinars, à laquelle sont astreintes les entreprises de transport usagers des gares routières.  

Le ministre de tutelle, s’était engagé, lors de cette réunion de porter lesdites propositions auprès du ministère des finances pour examen.  Pour le cas des chauffeurs de Taxi notamment ceux qui exploitent les longs trajets, les augmentations ont été appliquées depuis le 1er janvier. Ainsi, les concernés se défendent et expliquent que les prix exercés, actuellement pour le kilomètre est à 3 dinars pour l’intercommunal et l’inter-wilaya. « Si nous exploitons la ligne Alger-Oran actuellement sur 400 kilomètres, le client devra payer 1.300 dinars, mais en réalité ce dernier ne paie que 1.100 dinars. Ainsi, les taxis exploitant cette ligne vont « augmenter le ticket d’une place à 1 200 dinars  ».

Pour la ligne Alger-Bejaia (239 Km), le voyageur devra s’acquitter d’un tarif de 790 dinars au lieu de 600 dinars. Même cas pour la dessert Alger-Guelma (494 km), où le client devra payer 1 750 dinars, alors qu’en réalité, mais il ne payait que 1200 DA », a expliqué un chauffeur de Taxi qui exploite cette ligne. Alger-Annaba a connu une augmentation de 200 dinars atteignant ainsi 1.600 dinars après avoir été à 1400 dinars. La ligne Alger- Tizi Ouazou, dont le tarif était de 250 dinars, est revu à la hausse soit, 300 dinars.Les lignes desservant les régions du sud ne seront pas exemptes d’augmentations, les tarifs varieront selon un membre de Union nationale des chauffeurs de taxi, entre 100 dinars et 300 dinars

Noreddine Izouaouen

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