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Un rapport d’étape vient d’être présenté à Bamako
Le crash du vol Air Algérie reste inexpliqué Abonnez-vous au flux RSS des articles

20 sept. 2014
14:55
0 commentaire "Aucun message de détresse n’a été lancé"

L'enquête sur la chute de l'avion d'Air Algérie, le 24 juillet au Mali, n'a pas permis pour l'instant de parvenir à «une piste privilégiée» expliquant l'accident, a déclaré samedi le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français. Le mystère reste entier sur les circonstances du crash.

 

Selon les résultats de ce rapport d’étape, l’avion avait un certificat de navigabilité en état de validité, la situation météorologique était conforme à celle que l’on peut rencontrer à cette  période de l’année dans la zone de convergence intertropicale. Plus étonnant « aucun problème n’a été signalé par l’équipage lors de ses contacts avec les  contrôleurs aériens de Ouagadougou et Niamey et aucun message de détresse n’a été reçu par les centres de contrôle », indique le même rapport.

Dans le détail, les résultats de l’enquête ont montré qu’environ deux minutes après la mise en palier, la vitesse de l’avion a commencé à  diminuer et l’altitude est restée stable alors que l’EPR des moteurs et l’assiette  augmentaient progressivement, ajoute la même source qui précise qu’après le transfert du vol au CCR de Niamey, le contact radio avec l’avion n’a pas été établi immédiatement. Le vol RAM543K évoluant dans le secteur a fait alors le relais entre le vol AH5017 et le CCR de Niamey.

« Le contrôleur du CCR de Niamey a alors entendu l’équipage du vol AH5017  s’annoncer au FL 310 et en cours d’évitement.  Le contrôleur de Niamey a demandé à l’équipage de rappeler en passant le  point GAO. Aucune réponse de l’équipage du vol AH5017 n’a été reçue par le CCR  de Niamey. Aucun autre message de l’équipage n’a été reçu par le CCR de Niamey  par la suite », lit-on dans le même rapport.

Environ 7 minutes après la mise en palier, des fluctuations d’EPR des deux moteurs  sont apparues suivies de deux variations de plus forte amplitude. L’auto-manette est  déconnectée au cours de ces deux variations, l’avion a commencé à descendre. Une dizaine de secondes après le début de descente l’assiette a atteint un maximum  de 10° puis a diminué.

Le pilote automatique est déconnecté trente secondes environ après la déconnection  de l’auto-manette. Les deux moteurs sont alors à un régime proche du régime ralenti. Au cours de la descente, l’assiette et l’inclinaison de l’avion ont subi des changements importants. L’avion a conservé jusqu’au sol une assiette à piquer et  une inclinaison à gauche. Les gouvernes sont restées majoritairement braquées à  cabrer et dans le sens d’une inclinaison à droite.

Autrement dit, les systèmes de «pilotage automatique» avaient été «déconnectés», sans qu'il soit possible de dire si cela est dû à un problème technique ou humain, commente le rapporteur du BEA, Bernard Boudeille qui précise en outre que l'appareil a été victime d'une «chute brutale» après un «ralentissement de ses moteurs» à son altitude de croisière.

Le même responsable  a expliqué, par ailleurs, que «rien ne peut confirmer ou infirmer une piste terroriste» d'après les éléments recueillis dans l'enquête. L'appareil est, quoi qu'il en soit, arrivé entier au moment de toucher le sol, a-t-il ajouté à ce propos. L’équipage «n'était pas fatigué et était doté d'une expérience africaine», a-t-il tenu à signaler en outre.  

Immatriculé EC-LTV, le McDonnell Douglas MD83, affrété par Air Algérie auprès de la société espagnole SwiftAir, qui devait relier Ouagadougou à Alger, s'est écrasé dans le nord du Mali moins d'une heure après son décollage avec à son bord 116 passagers de différentes nationalité dont six Algériens.

H.M

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