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Air Algérie: Talai insiste sur la transparence Abonnez-vous au flux RSS des articles

19 févr. 2017
15:38
0 commentaire "On est attaqués de partout et qualifiés de tout"

Alors qu’il avait dénoncé, la semaine passée, la gestion catastrophique de la compagnie aérienne Air Algérie, le ministre des Travaux publics et des transports Boudjemaa Talai a souligné, aujourd’hui à Alger, la nécessité d’adopter «la transparence» dans la gestion de l’entreprise. 

 

«Le nouveau directeur général par intérim doit rendre la gestion d'Air Algérie transparente. Tout doit être visible, pas uniquement les comptes, pour que cette entreprise historique reprenne son droit chemin et son développement », a déclaré le ministre lors de l'installation du nouveau directeur général par intérim de cette compagnie aérienne, Bakhouche Alleche.

Le ministre a précisé, lors de cette occasion, qu’Air Algérie n'a pas de problèmes externes, ni de problèmes de marché ou de son environnement, et "c'est l'essentiel pour une compagnie aérienne". Sauf que, rappelle-t-il, la compagnie fait face à de grands problèmes d'organisation. «Il y a des cadres de très bon niveau à l'intérieur de cette entreprise, de bons pilotes, de bons techniciens et des mécaniciens, mais au niveau du management, il n'y a pas d'équipe ». Ainsi, M. Talai souligne qu’"un directeur général, quel qu'il soit, ne peut gérer seul une compagnie de 10.000 personnes avec une flotte d'une cinquantaine d'avions s'il n'y a pas d'équipe autour de lui".

Sur le plan financier, le ministre a signalé que la situation de la compagnie était défavorable. "C'est une entreprise, une société par actions, ce qui veut dire un bilan et en regardant le bilan d’Air Algérie, moi je vous dis que la compagnie se porte mal", a-t-il dit et d’ajouter « cette entreprise est à la limite de perdre de l'argent et elle en perdrait si l'on ne fait pas toute une gymnastique avec le commissaire aux comptes pour faire des transferts de comptes et un système d'évaluation ».

A ce propos, il a avisé que lorsqu'une compagnie commence à perdre son capital, ce sont de "mauvais signaux". "Je ne parle pas uniquement du chiffre d'affaires qui avoisine les 80 milliards de DA, mais si l'on regarde au niveau des charges, elles sont évaluées à 80 milliards de DA", a-t-il déploré.

Le ministre a mis l'accent sur les standards internationaux en matière de qualité, de sécurité et de rémunération pour améliorer le service public et augmenter la part de marché de ce transporteur aérien public. "Il faut savoir augmenter nos parts de marché en améliorant les services comme il se doit", a-t-il souligné. "Il faut améliorer l'image d'Air Algérie (..) car aujourd'hui, nous sommes attaqués de toute part. Ils nous ont qualifiés de tout", a encore déploré le ministre

N.I/APS

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