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Corruption
Sonatrach 1 devant le tribunal le 27 décembre Abonnez-vous au flux RSS des articles

22 nov. 2015
16:11
0 commentaire Les faits concernent 5 marchés frauduleux

Après avoir été reportée à deux reprises en mars et juin derniers pour différents motifs, le fameux procès Sonatrach 1 aura lieu le 27 décembre prochain devant le tribunal criminel d'Alger. Ainsi, 19 personnes dont des ex-responsables du groupe et des sociétés étrangères devront  répondre de faits liés à la corruption.

 

Accusés d’ « association de malfaiteurs », « passation de marchés contraires à la loi pour accorder des privilèges injustifiés à des tiers », « blanchiment d'argent », « augmentation de prix dans des contrats avec une entreprise publique », « détournement de deniers publics » et aussi « blanchiment d'argent et corruption », l'ex-PDG de Sonatrach, Mohamed Meziane et le patron du groupe allemand Contel Algérie Funkwerk, El Smail Mohamed Réda ainsi que huit (8) directeurs exécutifs de Sonatrach dont Amar Zenasni responsable du transport par pipeline et le directeur des activités d'amont Belkacem Boumediène, seront dans le box des accusés.

Selon l'arrêt de renvoi, les faits concernent 5 marchés frauduleux d'une valeur de 1100 milliards de centimes accordés par l'ex PDG de Sonatrach au groupe allemand Contel Algérie Funkwerk Pletarc dans le cadre d'un projet d'acquisition d'équipements de télésurveillance et de protection électronique des complexes du groupe national à travers le pays. Ces contrats, précise-t-on, ont été accordés dans le cadre du gré à gré en contrepartie d'actions acquises au profit des deux fils du patron de Sonatrach, Fawzi et Réda Méziane, dans le groupe Contel.

Le groupe Sonatrach a conclu un marché jugé douteux avec la filiale de la société italienne Saipem en Algérie pour « la réalisation du gazoduc liant l'Algérie à l'Italie (Sardaigne) ». L'enquête avait révélé qu'un des fils de Mohamed Meziane travaillait comme conseiller, depuis 2006, auprès du patron de Saipem Algérie, Tullio Orsi. Il est poursuivi par le parquet de Milan dans le cadre d'une affaire de corruption impliquant le groupe pétrolier italien ENI dont Saipem est une filiale.

Le marché, d'une valeur de 586 millions de dollars a été sous traité à une société française PIE CAPAG, par Saipem, sa rivale dans la consultation limitée ouverte par Sonatrach, fait ressortir l'arrêt de renvoi.

N.I/APS

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