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Saada Hammad, Directrice de Memac Ogilvy
«Notre présence en Algérie est porteuse de développement» Abonnez-vous au flux RSS des articles

20 avril 2015
09:59
0 commentaire «Nous tenons à ce que les employés soient de la région»

Memac Ogilvy, l’une des plus  grandes et  anciennes entreprises de  relations publiques dans le monde, à travers son travail, offre  le meilleur des services et son souci majeur est d’établir une relation étroite et intelligente entre les différents partenaires sociaux économiques. Sa mission constitue une pratique d’un savoir-faire reconnu à l’échelle mondiale sur un environnement dont elle  connaît les valeurs  et les préoccupations des  opérateurs. Pour ce faire, la compréhension de l’état d’esprit du pays dont il est question, est indispensable, précise Mme. Hammad dans cette interview, parue dans les colonnes de L’Éco (N°108 / du 16 au 31 mars 2015).

 

L’Eco : Ogilvy étant pionnier de la publicité au Moyen-Orient et en Afrique du nord, qu’apporte-t-il au marché de la communication et la publicité ? Peut-on avoir une brève présentation de votre groupe ?

Saada Hammad : Memac Ogilvy est l’une des plus  importantes agences de communication de la région du Moyen-Orient. Elle est également l’une des plus  grandes et  anciennes entreprises de  relations publiques dans le monde. La société est née dans le Moyen-Orient au Bahreïn et cumule, dans son domaine, une expérience de plus de 30 ans. Memac et Ogilvy se sont réunis, il y a environ 20 ans, pour une meilleure combinaison entre l’expérience et le  savoir-faire et, surtout,  pour une meilleure  maîtrise de la communication au double plan mondial et régional. Cette liaison est une conjugaison d’efforts pour obtenir le meilleur des services que peut donner notre entreprise dans la qualité de l’offre de  service. Elle  permet de se familiariser et de discuter des nouvelles tendances du marché et des services innovants dans la communication et l’application de nouvelles connaissances, introduits dans les marchés respectifs de chaque entreprise.

Depuis ces trois dernières années, l’entreprise a eu le mérite d’obtenir trois prix de suite dans la région  du Moyen-Orient et du monde arabe. Avec 15 bureaux et 54 agents dans la région, Memac Ogilvy apporte du conseil stratégique en matière de relations publiques à tout un panel de clients, via ses départements de marketing consommateur, affaires publiques, soins de santé, marketing social, activités d’entreprise, financières et technologiques. Nous adoptons les mêmes techniques de travail et  transmettons le même message dont l’objectif principal est de  renforcer les liens au sein du réseau régional ainsi constitué. Notre effectif au travail est composé de 700 employés dont 90 spécialisés dans la relation publique. Nous tenons à ce que les employés soient de la région et assurer que nos équipes sont prêtes à relever tous les défis de la communication. Il est essentiel pour nous d’aider nos membres à parfaire leurs aptitudes, afin d’être en mesure de proposer à nos clients les solutions les plus créatives et les plus efficaces pour apporter de la valeur ajoutée à leurs affaires.

En tant qu’entreprise, quel est le secret de votre réussite après tant d’années de pratiques et d’expériences?

Il faut d’abord croire en ce qu’on fait, en ses possibilités pour transmettre le savoir-faire au client potentiel qui sollicite  nos services. L’important est de faire en sorte que le client soit satisfait et trouve  en notre contribution la forme voulue qui le rapproche de ses objectifs (contacts avec d’autres partenaires, clients et gouvernement). En fait, il nous appartient de guider à bon port notre client à travers les différents réseaux dont nous disposons à tous les niveaux.

Quelles est votre stratégie de marketing appliquée et qu’en est-il de votre force de frappe ?

Notre travail constitue une pratique d’un savoir-faire reconnu à l’échelle mondiale sur un environnement dont on connaît les valeurs  et les préoccupations de nos  opérateurs. Dans la même optique, on  applique  à travers notre mission les standards les plus  reconnus au niveau international.   Notre force de frappe s’articule autour de  plusieurs  points essentiels: une entreprise installée et confirmée  dans la région arabe  avec un savoir-faire adapté aux grandes firmes mondiales ; un  groupe opérant dans la région du Maghreb et le moyen orient ; une agence qui offre également une expertise spécialisée en matière d’influence numérique 360, de relations média, de média training, de management de crise et de programmes de responsabilité sociale de l’entreprise ainsi que de communications internes et B2B.

Cette stratégie est-elle la même que celle appliquée en Algérie ?

Nous sommes très fiers du fait d’ouvrir un bureau de liaison à Alger. Nous sommes parmi les plus importantes entreprises à avoir un bureau à Alger. Nous sommes en relation constante avec les opérateurs,  hommes d’affaires et les média algériens. Notre présence ici est le  reflet d’un  succès  d’apport en action de marketing et d'innovation. Elle est  surtout porteuse de développement avec élargissement de sa gamme d'offres concernant les relations publiques, le planning stratégique et le recrutement de plusieurs nouveaux collaborateurs. Nous partons sur une stratégie de recrutement d’un personnel dans le pays hôte. Quel que soit le niveau demandé, le pays en question est prioritaire dans les différents choix. Maintenant, si le besoin de recrutement est tributaire d’une spécificité (expertise, etc…) dans ce cas,  un appel à une recrue de l’extérieur est envisageable. Nous entendons par là, l’appel à des cadres formateurs. Pour ce qui est des jeunes recrues, le  programme que nous préconisons, est celui qui entre dans le cadre de développement inscrit dans les différentes projections du pays hôte. Pour ce  faire, la compréhension de l’état d’esprit du pays dont il est question, est indispensable.

Quelles sont vos principales réalisations en Algérie depuis votre installation en 2007 ? Quels sont les  objectifs pas encore atteints ?

Sept années. C’est la période durant laquelle nous avons travaillé en Algérie. Notre présence depuis 2007 relève d’une combativité à toute épreuve. Des difficultés, il y en a eu. Ceci a servi de creuset pour aider notre entreprise à aller de l’avant. Notre souci est concentré dans le domaine économique, pour être un partenaire devant constituer une complémentarité aux objectifs tracés par les pouvoirs publics. Nous savons que la jeunesse algérienne constitue un fort taux dans la population globale. C’est ce créneau que nous comptons investir et  en faire une priorité pour notre plan de travail (les domaines visés : le travail, la technologie, l’économie...).

Quelle est la valeur ajoutée que vous opérez dans le marché magrébin et notamment le marché algérien ?

Notre entreprise a le souci majeur d’établir une relation étroite et intelligente entre les différents partenaires sociaux économiques : entreprise privée et publique et peuple. Ceci aux fins de répondre d’une façon rigoureuse à tous les problèmes qui viendraient se poser à ces agents économiques. Le relationnel est la base de notre stratégie d’imbrication de partenaires aux différents programmes  de business. Par ailleurs, comme ces entreprises travaillent ensemble et trouvent des solutions à travers notre aide, le simple citoyen doit trouver lui aussi une réponse à ses questions auprès de ses interlocuteurs. Notre apport peut se prolonger au-delà de la  formation pour se projeter dans l’information de tout et de tous (eau, électricité, santé, fonction publique, université, inscription pédagogique...). Notre relationnel comprend des entreprises géantes telles : Coca-Cola et Huawei. Ces entreprises font partie de notre réseau Moyen-Orient.

Notre souhait est d’intéresser les jeunes Algériens aux différentes formations pour leur intégration dans le domaine informationnel et se rapprocher de ce monde du travail. C’est là aussi notre stratégie de vouloir intéresser le gouvernement algérien à encourager nos initiatives pour un développement harmonieux des jeunes qui vont grossir le marché. Malgré notre très grande expérience dans le domaine avec différents gouvernements étrangers, il reste que notre entreprise cherche encore à établir des rapports de travail avec le gouvernement algérien.

Comment exploiter le potentiel des nouvelles technologies et des Smartphones dans le secteur publicitaire ?

C’est une relation de complémentarité qui sert de base de travail très importante qui lie les différents  médias entre eux. L’information est une denrée qui doit circuler entre les différents partenaires pour en devenir l’outil principal de développement. Il faut souligner que les entreprises publiques jouent le rôle de pont entre les différents partenaires. En Algérie, l’évolution de la communication à travers un média arrivé récemment sur le marché, le Smartphone, constitue plus de 40% du marché du mobile. Ce qui sert d’analyse juste est le fait de comprendre que la technologie à travers le développement sans cesse croissant de certains médias, de la technologie de l’information et de la télécommunication, pour constituer un grand village informationnel où viendraient se côtoyer toutes les espèces de médias.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes publicitaires et investisseurs algériens dans le domaine ?

La base essentielle pour  un jeune est  d’être formée pour affronter la dure réalité de la vie économique. Nous espérons que les jeunes Algériens s’intéressent à différentes disciplines de communication pour prétendre servir au mieux leurs intérêts.  Nous avons un programme de formation qui consiste en une présence aux différents stages que nous faisons. Dans la majorité des cas, la formation dans  le tas est très importante. Elle aide en même temps à la formation théorique et au stage pratique. 

Lynda Mellak

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