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Mesli décédé: la griffe intacte Abonnez-vous au flux RSS des articles

13 nov. 2017
13:43
0 commentaire A droite "Femme scorpion" 1967

Les galeries d’art le connaissent pour les avoir peintes de douces sensibilités de l’instant arrachées à la noirceur du temps, un vécu malmené et mis à rude épreuve par moments. Choukri en vole l’instant pour l’immortaliser à sa façon d’artiste et en dégager la fragrance de la vie. 

 

Il part, mais juste le temps de se rappeler que ce fut avant tout un homme, un algérien qui, avec ses compères comme M’Hamed Issiakhem ou, encore Kateb yacine a prêté allégeance à cette Algérie et son peuple dont il se revendiqua fièrement toute sa vie. L’élève de Mohamed Racim s’est éteint laissant toute une vie d’artiste orner encore et pour toujours l’histoire et la mémoire collective. Usant de la gouache, de la craie, de tout instrument pouvant donner vie à sa sensibilité, il s’en allé chercher le beau, le sublime et le profondément caché en l’homme et pourquoi pas remuer, le temps d’un témoignage le tumulte de la vie dans, à chaque fois une expression tellement plurielle qu’elle succomba au désir de l’immortalité. Le sacré se mêlant à l’interdit provoqua, l’humanisme trahi par le doute et l’hypocrisie du temps. La poésie prend alors, place dans les lignes et les surfaces de la toile et délivre son vouloir de liberté de pensée.        

Choukri Mesli naquit à Tlemcen le 8 novembre 1931, dans une famille ou, l’art est apprivoisé au quotidien. Il y fait ses études avant de s’installer à Alger et devenir le premier Algérien à obtenir un diplôme supérieur en arts plastiques. Il devint, en 1963 membre fondateur de l’Union nationale des arts plastiques (UNAP), dont il est secrétaire chargé de la coordination. Dans les années 90, l’Algérie plonge dans le chao emportant un bout de la palette avec elle. L’assassinat de ses pairs le contraint à l’exil. Il s’installe en 1994 dans la banlieue parisienne.

 

Ses Expositions

  1955 : Centre culturel international de la Cité universitaire, Paris

  1956 : Pavillon du Maroc, Cité universitaire, Paris (avec Cherkaoui)

  1961 : Galerie Naftalé, Rabat

  1968 : Galerie de l’UNAP, Alger

  1986 : Gouaches et monotypes, Galerie M’hamed Issiakhem, Alger

  1989 : Hommage à « La Répudiation » de Rachid Boudjedra, Rome

  1990 : Palimpseste de Tin Hinan, Centre culturel français, Alger

  1998 : Peindre en exil, collégiale Saint-Pierre, Orléans (avec Denis Martinez)

  1999 : Galerie Les lumières, Nanterre

  2000 :Champigny-sur-Marne

  2003 : Musée national des Beaux-arts, Alger

  2008 : Latitudes féminines, Elne

  2008: Galerie Françoise Souchaud, Lyon

  2014 : Centre culturel algérien, Paris.

Rédaction

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