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Insuffisance rénale
La dialyse coûte cher à l’Etat Abonnez-vous au flux RSS des articles

14 juin 2012
10:04
0 commentaire Très peu de donneurs d'organes

 

 

Le don d’organe coûterait beaucoup moins cher à l’économie algérienne comparé à l’hémodialyse ou autres formules de dialyse. 

 

Avec un  prix qui oscille  entre un et deux millions de dinars par opération,  le taux de la transplantation rénale diminue de 50% chaque année. Selon des statistiques réalisées en 2011, 15 700  malades sont inscrits sur une liste d’attente de greffe d’organe. Avec une moyenne de  100 à 140 greffes seulement  réalisées par an, l’Algérie est à la traine en matière de transplantation, explique Makhlouf Louni, spécialiste des maladies rénales à l’hôpital de Thenia (Boumerdès) et  président de l’Association nationale de donneurs d’organes.

S’exprimant  à l’occasion de la célébration de la Journée internationale du rein, le professeur Louni regrette le niveau atteint par la spécialité, la qualifiant de «dégradé» : «Le taux de prélèvement sur donneurs décédés est très inférieur à la norme internationale. Une situation qui n’est pas acceptable. Tout doit être mis en œuvre pour que la transplantation soit accessible dans des délais raisonnables à tout patient en attente.» La situation de pénurie est particulièrement dramatique pour les malades en situation d’insuffisance rénale. 100 transplantations rénales seulement ont été pratiquées en 2009, 140 en 2010 et 200 à 240 entre 2011/1012, a fait savoir le néphrologue en marge de la conférence. Or, la transplantation rénale s’est imposée comme le meilleur traitement de cette pathologie. Sa supériorité sur la dialyse a été aussi démontrée du point de vue économique. D’ailleurs, elle est beaucoup moins chère qu’un traitement de la dialyse. La greffe de rein représente un des seuls traitements qui satisfasse à la fois le patient, le médecin et le gestionnaire de la santé, explique le spécialiste.

Il a indiqué également que son association, créée en 2009, compte 600 donneurs issus de la wilaya de Boumerdès. Les  donneurs volontaires doivent, dès à présent,  faire l’objet d’une réflexion immédiate de la part des pouvoirs publics, insiste le professeur. C’est ainsi que l’Etat  doit tout mettre en œuvre pour que les programmes de prélèvements sur les personnes décédées puissent se développer et contribuer à répondre aux besoins des patients en attente de greffe.

Par Lynda Mellak [ Le contacter ]

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