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SNAPAP : La grève de 3 jours suivie dans 15 wilayas Abonnez-vous au flux RSS des articles

20 mars 2017
14:33
0 commentaire Un rassemblement aura lieu demain à 13h00

Les communaux, affiliés au Syndicat national autonome des personnels de l’administration nationale (SNAPAP), observent à partir d’aujourd’hui une grève de trois jours. Il s’agit en l’occurrence d’une grève nationale cyclique, décidée à l’issu de son dernier conseil de national, tenue le 28 février dernier.

 

Selon le président de la Fédération nationale des communaux, M. Bahhat Kamal en l’occurrence, la grève est suivie dans une quinzaine de wilayas où le SNAPAP est présent. Et le taux serait de 75% en ce premier jour. En outre, si l’adhésion à la grève y concerne une quinzaine de wilayas où le syndicat est structuré, le premier responsable du SNAPAP est convaincu qu’avec l’achèvement de la campagne d’adhésion et de ré-adhésion au niveau des communes, des sièges de daïras, de wilayas et des administrations déconcentrées de l’Etat, le mouvement aurait été plus important.

Et dans la quinzaine de wilaya ayant suivi le mot d’ordre de grève, on apprend que le taux le plus élevé a été enregistré dans les wilayas du centre, Bejaia et Tizi-Ouzou avec un taux de 90% ; elles sont suivies de Bouira avec 70%, Batna 40%, Boumerdès 35% et enfin 25% dans les wilayas de Souk-Ahras et de M’Sila. On apprend que le président de la Fédération nationale est en route vers la wilaya de Blida pour, dit-on, «installer la fédération des communaux de notre syndicat dans cette wilaya.»

Un sit-in de 24 heures

Une autre action est prévue demain, soit le deuxième jour de grève. Il s’agit en l’occurrence d’un rassemblement national de 24 heures, à partir de 13h, prévu devant le siège de la wilaya de Béjaïa. On ignore pourquoi le choix de Béjaïa ; on veut sans doute rééditer le coup des contractuels de l’Education, qui ont observé un sit-in permanent devant le siège de l’Académie de Béjaïa et on a entamé une marche sur Alger à partir de l’ancienne capitale des Hamadites.

Il faut rappeler que c’est le deuxième mouvement auquel ont eu recours les communaux depuis le début de l’année. Le premier a été observé les 13, 14 et 15 du mois en cours. Il a été ponctué d’ailleurs par une marche nationale des grévistes dans la commune de Tazmalt pour soutenir les travailleurs de ladite commune qui affirment faire «face à des sanctions et des pressions de la part du président de l’APC en raison de leur engagement syndical. »

La Fédération revient donc à la charge en recourant à une seconde grève nationale de trois jours pour réitérer ses revendications socio-professionnelles non satisfaites par le pouvoir politique. Dans leur plate-forme de revendications, les communaux exigent « l’abrogation de l’article 87 bis ; le maintien de la retraite proportionnelle et sans conditions d’âge ; la révision du code de travail ; la révision du statut particulier ; la révision du statut général de la Fonction publique ; l’intégration des travailleurs contractuels du secteur de l’Education ; la réintégration des syndicalistes arbitrairement licenciés ; la révision du régime indemnitaire et des allocations familiales ; l’augmentation de l’indemnité de la femme au foyer ; l’augmentation des salaires ; le respect des libertés syndicales, etc.»

Salim Aït Sadi

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