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Reconduit à la tête de l’UGTA
Sidi Saïd appelle au patriotisme économique Abonnez-vous au flux RSS des articles

04 janv. 2015
15:00
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Abdelmadjid Sidi Saïd a été réélu au poste de secrétaire général de l’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA), dimanche à Alger, à l’issue du 12e congrès de la centrale syndicale dont les travaux se poursuivront jusqu’au mardi.

 

Ils sont venus, ils étaient presque tous là. Des membres du gouvernement, dont le Premier ministre, le ministre du Commerce, du Travail, de l’Industrie et des Mines, le président de l’APN, le représentant de celui du Sénat, les responsables du FLN, du PT, du RND en les personnes de Amar Saâdani, Louisa Hanoune et Seddik Chiheb. Les représentants des organisations de masse, du patronat public, celui du privé était essentiellement représenté par la CGEOA, la CAP, le CNPA, le bureau exécutif du FCE quasiment au complet, présidé par Ali Haddad. Mais aussi des responsables de syndicats autonomes, des chefs d’entreprises publiques, du président de l’ABEF, des représentants de l’OUSA (Organisation de l’Union syndicale africaine), de la responsable de la représentation du Bureau international du travail en Algérie.

Etaient également conviés à l’ouverture du 12e congrès de l’UGTA, les enfants des syndicalistes disparus. Jamais des assises de la première organisation syndicale du pays n’ont eu autant d’invités. C’est donc à une véritable cohue que l’on assisté ce matin. A telle enseigne qu’une désorganisation totale pointait du nez n’eut été la sagesse de certains organisateurs. Le congrès qui s’est tenu en grande pompe, à coups de grosses bannières, des luminaires à l’effigie des assises qui s’étendaient de la réception de l’hôtel Aurassi, jusque dans la salle « Wifak », en passant par le restaurant. En somme, la direction de l’UGTA voulait faire de ce congrès une fête. « Et pour ce faire, on invite tous ses amis », nous confie un membre du secrétariat national.

Prenant la parole à l’ouverture de ce congrès, Abdelmadjid Sidi Saïd fera le bilan des actions menées par l’organisation qu’il dirige depuis l’assassinat d’Abdelhak Benhamouda le 28 janvier 1997. Des actions jugées positives en ce sens que beaucoup d’acquis ont été arrachés pour les travailleurs. Des acquis, estime Sidi Saïd, qui n’auraient pas été possibles « sans les décisions politiques et courageuses du président de la République. » Un président de la République auquel il rendra un vibrant hommage, allant jusqu’à établir son bilan économique et social en faveur du développement du pays et l’amélioration des conditions de vie des travailleurs en particulier et du peuple algérien en général.

Le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens, louera, par ailleurs, les mérites du dialogue social, sans lequel « on n’en serait pas là aujourd’hui », dira-t-il non sans préciser que les grèves n’amèneraient qu’à l’affrontement improductif et aucune revendication ne serait satisfaite. « Je revendique en faisant des propositions », ajoute-t-il encore avant de se féliciter de ce que la majorité des propositions avancées par l’UGTA aient été entérinées par le gouvernement. Il saluera la décision du président de la République d’abroger l’article 87 bis, qui a fait le malheur de beaucoup de familles algériennes 20 ans durant. Mais aussi les dernières mesures prises lors du mini conseil des ministres, dont la réintroduction de la licence d’importation pour arrêter la saignée des devises du pays. A ce sujet, Abdelmadjid Sidi Saïd appellera au patriotisme économique et à la protection de la production nationale. A propos justement du protectionnisme, il citera l’exemple des Etats-Unis qui viennent d’interdire l’importation des panneaux solaires de la Chine pour protéger la production américaine.

La parole a été ensuite donnée à certains représentants de mouvements syndicaux, dont celui de l’OUSA, à la représentante du bureau international du travail (BIT) et au représentant du président de la République qui donnera lecture d’un message en son nom. Cependant, fait inédit. Jamais dans l’histoire des différents congrès de l’UGTA un représentant du patronat n’a été convié à s’exprimer. Et fut pourtant le cas aujourd’hui. Et c’est le tout fraîchement élu président du FCE qui se présentera à la tribune pour faire une allocution. Ali Haddad, en l’occurrence lequel se réjouira de ce que ce soit le FCE qui en 2002 a réclamé l’augmentation des salaires pour les travailleurs.

S’en suivit alors le plébiscite de Abdelmadjid Sidi Saïd. Lequel était le seul candidat à sa succession. Une candidature approuvée déjà lors de la tenue des quatre congrès régionaux et que les assises n’ont fait que confirmer.

Concernant les 181 membres de la Commission exécutive nationale, plus haute instance entre deux congrès, ils sont connus, à l’exception de ceux d’Alger. Le congrès de cette wilaya n’a pas dégagé les syndicalistes devant occuper les sièges. Toutefois, on a fait signer aux présents un engagement, selon lequel ils ne s’opposeraient pas aux personnes qui seront désignées.

Côté contestation, on n’en a enregistré aucune contre la tenue du congrès au niveau de l’hôtel Aurassi. Ali Lemrabet, membre de la CEN, n’a pu confirmer le dépôt de plainte, mais persiste et signe que ces assises sont non conformes aux statuts de l’UGTA.

 

Faouzia Ababsa

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