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Relance de l’économie : les nécessaires réformes Abonnez-vous au flux RSS des articles

25 févr. 2017
14:01
0 commentaire Une économie libérée de l’hégémonie des hydrocarbures et diversifiée

Le discours est de circonstance, mais à l’examiner de près, on se rend compte que le président de la république invite le Gouvernement à hâter les réformes économiques et administratives, faute de quoi la crise risque de s’exacerber davantage.  

 

Dans le message qu’il a adressé aux travailleurs à l’occasion du double anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et de la création de l’UGTA, le président de la république, Abdelaziz Bouteflika, a appelé en termes sibyllins, à accélérer les réformes, dont certaines ouvertes il y a longtemps, sont toujours mises sous le boisseau. « L’État se doit de poursuivre et d’accélérer l’exécution de nos programmes nationaux de réformes initiés dans les différents secteurs économiques et administratifs », a déclaré le président dans ce message lu par son conseiller. Sans doute conscient des difficultés auxquelles font face les ménages en raison de la situation socio-économique, il exhorte le Gouvernement, ici encore sous-entendu, à ne pas prendre des mesures de nature à mettre à mal la situation des travailleurs, surtout que le contexte politique à la veille de la tenue des élections, ne s’y prête guère. «L’État se doit également d’apporter davantage d’harmonie entre son attachement à préserver le pouvoir d’achat des travailleurs et la prise en charge de la couche démunie, d’une part, et la régulation du marché et la protection des consommateurs de la spéculation, de l’érosion de leurs revenus et de la dégradation de leur niveau de vie, d’autre part », a expliqué le président. A l’inverse, il suggère aux travailleurs de ne plus se complaire dans les postures rentières et qu’il faille se plier aux exigences de la productivité. «Vous devez vous aussi, mes frères travailleurs et mes sœurs travailleuses, gagner la bataille de la production, de la productivité et de la compétitivité afin de garantir l’accès de nos produits aux marchés extérieurs ». Ils les appellent même à se préparer à s’adapter à une nouvelle orientation exigée par la conjoncture et ne pas écouter les prêcheurs du pessimisme. « Nous devons faire évoluer notre vision du capitalisme national intègre et du partenariat étranger équitable en tant que partenaires stratégiques des travailleurs pour le développement économique, et partant accepter plus aisément les réformes nécessaires pour l’amélioration des conditions d’investissement dans notre pays. Du fait de ce saut qualitatif, il nous incombe aujourd’hui de garantir l’avenir de notre économie et le développement de notre pays et de ne pas prêter attention aux thèses dogmatiques et discours pessimistes ». S’il exhorte les travailleurs à ne pas succomber aux discours de ceux qui jouent les cassandres, c’est parce qu’il juge nécessaire les réformes auxquelles il appelle d’où cette invitation « à la résistance » et ce titillement de la fibre nationaliste et patriotique des algériens, en particulier des travailleurs. «Si je m’arrête avec vous à travers ce message, sur les stations de gloire et d’édification et les situations de crise et d’épreuve qui ont été suivis d’un départ nouveau et fort sur la voie de la construction et de la prospérité, c’est en fait, pour vous faire parvenir un appel d’espoir en les potentialités de l’Algérie », affirme le président. « Un appel, poursuit-il, à la résistance face aux soubresauts de la crise financière actuelle, un appel à la méditation sur les sacrifices de nos aïeux afin de sortir, encore une fois, triomphants de notre situation financière difficile ». Evoquant l’impact de la crise pétrolière sur les finances du pays et partant sur le développement, le président réitère que seule la diversification de l’économie est à même de mettre le pays à l’abri des fluctuations du marché mondial des hydrocarbures de plus en plus incertain. «La véritable victoire pérenne sur cette crise financière est celle de mettre l’Algérie à l’abri de son itération tout comme elle exige de nous, Algériennes et Algériens, une relance solide et multidimensionnelle aux fins de remettre sur rail le processus de construction de l’économie nationale, une économie libérée de l’hégémonie des hydrocarbures et diversifiée à l’image de la diversification des capacités agricoles, touristiques, minières, industrielles et autres de notre pays ».

Sofiane Tiksilt

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