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05 mai 2017
17:01
0 commentaire Une assemblée hétéroclite ?

Après avoir divorcé avec la CLDT en choisissant de participer aux élections, le MSP digère mal son échec.

 

La plateforme de Mazafran n’était plus à l’ordre du jour dans l’agenda du parti présidé par Makri qui a choisi, à défaut d’amener le pouvoir à la table des négociations, de lui donner u crédit en prenant part aux élections. Avec cette ferme détermination d’engranger le maximum de voix qui lui permettraient d’intégrer le gouvernement qu’il a quitté en début 2012 non sans regrets. Mais les résultats, quand bien même provisoires en attendant les recours et la proclamation officielle du Conseil constitutionnel, démontrent que les islamistes ont accusé un recul par rapport à 2012, même avec les alliances. Des résultats qui ont poussé le président du MSP à décréter d’ores et déjà son opposition au gouvernent. En somme, semble dire le MSP, « je gouverne avec vous ou je passe à l’opposition radicale». Plus grave que cela, le président du MSP impute son échec aux boycotteurs. « Avec tout mon respect, vous les boycotteurs, qu’allez-vous faire maintenant ? Vous avez exprimé votre volonté en toute liberté et souveraineté. Nous étions d’accord avec vous dans l’analyse de la crise et on n’était pas d’accord par rapport au départ des institutions.» Et d’ajouter :  «On a vu de nos propre yeux comment les urnes ont été bourrées en votre nom. Pour vous, nous avons prolongé la vie du système avec notre participation. Et nous aussi, nous pensons que vous avez prolongé sa vie à travers votre boycott ».

Pour sa part, le Parti des travailleurs qui enregistre sa première débâcle depuis 2002,  a dénoncé un « véritable coup d’Etat contre la volonté populaire » et annoncé qu’il allait  introduire des recours auprès du Conseil constitutionnel non sans préciser qu’il paye le prix de ses positions par rapport aux dernières lois de Finances et à la nouvelle politique du gouvernement.

Au RND, c’est la satisfaction en ce sens qu’il a enregistré une nette progression par rapport à 2012 en passant de 68 à 98 sièges. Et encore ! Le parti d’Ouyahia revendique une centaine de sièges. Ses résultats font que le FLN avec ses 167 sièges n’a pas la majorité absolue à la chambre basse du Parlement.

En 2012 il avait obtenu 220 sièges, il n’en a eu que 164 pour les législatives du 4 mai 2017. Soit 56 sièges de moins, et ce n’est pas rien. Pourtant, Ould Abbès ne veut pas croire à un échec.

Le FLN «demeure le premier parti dans le pays avec le nombre des sièges et des votants ». Ould Abbès revendique trois siège qui n’auraient pas été comptabilisés par les services de Bedoui. Selon lui, le FLN a obtenu plus de 164 sièges à l’Assemblée populaire nationale (APN). « Bedoui n’a pas compté les trois sièges de la Communauté nationale à l’étranger et un siège à Relizane », a-t-il affirmé.

Djamel Ould Abbès ne v​eut pas entendre d’alliances même avec le RND. « Ne parlons pas d’alliance ! Nous ne sommes pas alliés aux autres, Ce sont les autres qui doivent s’allier à nous. Nous sommes ouverts. S’ils veulent venir travailler avec nous, on leur dira bienvenu», dit-il. Selon lui, le « parti accueillera favorablement la participation.

Faouzia Ababsa

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