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Poursuite de la grève, retour au calme à Béjaïa Abonnez-vous au flux RSS des articles

03 janv. 2017
19:22
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Le calme est revenu dans la wilaya de Béjaïa et son arrière-pays. En effet, après les violentes émeutes, le calme est revenu progressivement même si de jeunes adolescents avaient tenté par deux fois aujourd’hui de dresser des barricades.

 

C’est le cas en début d’après d’après-midi et en début de soirée au niveau de la cité Nacéria, à quelque encablure du siège de la wilaya. Toutefois l’intervention rapide des forces antiémeutes a contraint les manifestants à battre en retraite et à fuir.

Cependant, la grève se poursuit en ce deuxième jour y compris par des commerçants, qui n’adhéraient pas au mot d’ordre. Les boutiquiers en question avaient ouvert leurs magasins la matinée d’hier avant d’être visités par de mystérieux inconnus, venus à bord de scooters leur intimer l’ordre de fermer boutique.

Nous avons profité de ce calme, que l’on pourrait qualifier de précaire, pour dresser un bilan avec les services de sécurité et la direction de la Santé et de la Population.

Quid des interpellations

On a appris de sources autorisées qu’environ 200 manifestants avaient été interpellés dans la soirée d’hier. Il ne s’agit pas à proprement dit de manifestants mais de pilleurs, arrêtés en flagrant délit de pillage des magasins ayant fait l’objet de saccage. Selon notre source, une partie de la marchandise volée a été récupérée. Une autre était bradée. La police a dressé des PV lors de leur audition avant de les présenter devant le juge d’instruction pour répondre de leurs actes.

Il y a lieu de rappeler que durant cette nuit d’émeutes plusieurs magasins du chef-lieu de wilaya avaient fait l’objet de saccage : c’est le cas du dépôt de la SNTA – l’entreprise est systématiquement attaquée lors des mouvements de rue, du point de vente Condor, de la marque Nike, de Djezzy, de l’agence BNP Paribas – qui a le malheur de se trouver sur un axe où se sont déroulées les émeutes de la veille, le bus de l’entreprise publique ETUB.

Les émeutes ont occasionné, en outre, des dégâts humains. Même si un bilan est difficile à établir dans la mesure où des émeutiers avaient refusé de se faire soigner au niveau des structures sanitaires publique ou privée de crainte d’être signalés.

Un bilan difficile à établir

Mais nous avons pu connaitre le nombre de policiers blessés. Il avoisinerait la vingtaine, a indiqué une source proche de la police. Ce qui témoigne de l’intensité des affrontements entre jeunes émeutiers et forces antiémeutes. On a expliqué que le nombre de blessés parmi les manifestants est difficile à établir car les émeutiers préfèrent ne pas se soigner au niveau des structures sanitaires de crainte d’être signalés à la police et donc de répondre de leurs actes : saccage et destruction de biens publics et privés.

Quant à ceux, qui ont pris le risque de se faire soigner au niveau des structures, publique et privée, l’intérimaire du directeur de la Santé et de la Population a préféré orienter les journalistes vers la cellule de communication de la wilaya.

Les émeutes dans la Soummam

A Akbou, les manifestants, essentiellement des jeunes, ont incendié les locaux de l'inspection des Impôts. Ils ont tenté ensuite de saccager le siège de la SDE (ex-Sonalgaz). Ils seront empêchés par les habitants de la cité. Ils ont tenté aussi de barricader la RN26. Il y a eu aussi l’intervention énergique des riverains pour libérer la voie.

A Tazmalt, c’est les sièges de la CNAS et de la Sonelgaz et d’un point de vente de l'opérateur de téléphonie mobile Ooredoo, qui ont fait l’objet de saccage. Pis, ils seront incendiés par un groupe de jeunes. Idem à Seddouk, où des jeunes manifestants ont incendié, dans la même soirée, un point de vente Ooredoo.

Salim Aït-Sadi

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