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Plan d’action : Ouyahia passe à l’offensive Abonnez-vous au flux RSS des articles

09 sept. 2017
14:55
0 commentaire Ahmed Ouyahia lors d'une conférence de presse

Les risques induits par la situation financière du pays sont fortement soulignés dans le texte. Ils sont « un déficit commercial de plus de 20 milliards de dollars en 2016 et, un déficit continu de la Balance des paiements de plus de 26 milliards de dollars pour la même période que les réserves de change situées à 105 milliards ne peuvent couvrir. 

 

La situation des finances publiques « est préoccupante ». Il est mentionné dans le texte que le budget de l’Etat, « dans la situation actuelle, l’année 2017 sera clôturé avec des difficultés réelles, alors que l’année 2018 s’annonce plus complexe encore ». il en résulterait, si rien n’est fait : « une incapacité à assurer la dépense publique, avec des conséquences économiques, sociales et même politiques périlleuses pour le pays » avec  « une perte de souveraineté économique,  commençant par un recours massif à l’endettement extérieur ».

Les propositions d’Ahmed Ouyahia sont : une démarche budgétaire destinée à restaurer, à moyen terme, l’équilibre des finances publiques. Sa feuille de route comprend : une réforme de l’administration fiscale pour améliorer les recouvrements, la mise en place de la fiscalité locale, une gestion pluriannuelle du budget de l’Etat, une rationalisation des dépenses publiques, limitant les dépenses de fonctionnement au maximum, au niveau des recettes de la fiscalité ordinaire uniquement et une réforme de la politique des subventions publiques. Quant aux moyens, il est fait recours à la mobilisation d’un financement interne non conventionnel  durant cinq ans qui « consiste pour le Trésor public à emprunter directement auprès de la Banque centrale, afin de permettre aux Pouvoirs publics d’éviter un effondrement de l’économie, et de maintenir la dynamique de la croissance », pour cela, la Banque d’Algérie doit créer de la monnaie. Ceci, en plus de la mise en pratique de décisions politiques portant sur la rationalisation des dépenses publiques « en vue de la restauration de l’équilibre budgétaire ».

D’autres instruments sont par ailleurs mentionnés dans le texte comme, agir sur la dépense publique, en optant pour une programmation pluriannuelle, canaliser les ressources financières crées « exclusivement vers le budget d’investissement de l’Etat », poursuivre la rationalisation des dépenses de fonctionnement de l’Etat de sorte qu’elles soient à terme, couvertes par la seule fiscalité ordinaire et rationaliser les dépenses publiques de subventions au profit de la population. Ce qui équivaut à la levée de certaines subventions voir un ciblage de ces dernières et dont la décision sera prises en commun accord avec les partenaires socio-économiques du gouvernement.

L.Aizouni

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