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Ouyahia salue la participation de l’opposition aux législatives Abonnez-vous au flux RSS des articles

15 déc. 2016
11:00
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Le Secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia a indiqué aujourd'hui à Alger que la crise financière est aujourd’hui notre défit national majeur. Et pour cela, elle « mérite de retenir notre attention ». 

 

Intervenant lors de la deuxième session du conseil national, après le 5eme congrès de son parti, Ahmed Ouyahia a longuement parlé de la crise financière par laquelle passe l'Algérie depuis plusieurs mois. Ainsi, il a rappelé l’expérience de l’Algérie dans les années 80 et celles des années 90 en matière de crise économique. Pour cela il a appelé tous les Algériens, partis politiques, syndicats, opposition, associations de se mettre au service du pays.

Ahmed Ouyahia reconnaît le droit à l’opposition «de critiquer» la loi de Finances pour 2017 ou la révision de la loi sur les retraites, que les parlementaires du RND ont voté, parce que «nous soutenons le gouvernement. Mais nous demandons aux partis de l’opposition de faire connaitre aux citoyens leurs alternatives aux difficultés financières actuelles que traverse le pays», a-t-il dit avant d’ajouter qu’«en attendant de connaître ce que proposera l’opposition face à la crise financière, il est important de rappeler les injonctions des institutions financiers internationaux à notre pays devant la crise financière actuelle ».

Le SG du RND , citera entre autres la hausse des taux d’intérêts du crédit bancaire, de la réduction du soutien à l’investissement, de la dévaluation du dinar, du recours à l’emprunt extérieur, et de la suppression des protections de l’économie nationale, dont la règle 51/49. Pour l’intervenant, la mise en œuvre de telles recommandations reviendrait d’abord « à stopper l’investissement et la création d’emplois ». « Elles livreraient ensuite le pays au diktat de ses créanciers. Elles auraient en fin pour conséquences, la privatisation au profit des étrangers de nos hydrocarbures, de nos banques, de nos terres agricoles et de toutes autres entreprises publiques rentables », prévoit-il.

Dance ce sens, le directeur de Cabinet de la présidence de la République constate que lorsque la crise frappe les pays développés, des solutions sont mises en place pour y sauvegarder  la dynamique du développement, et des exemples nous sont donnés par la Réserve Fédérale américaine et par la Banque centrale européenne. «Nous constatons aussi que lorsque la mondialisation menace les intérêts des pays développés le patriotisme économique devient légitime pour eux.»

Ahmed Ouyahia s’est interrogé sur plusieurs sujets, qui pour le RND, véhiculent les vrais défis qui se dressent aujourd’hui devant nos compatriotes, sans distinction de classes ou d’idéologies.  Il s’agit de la question de la sauvegarde du développement, du patriotisme économique, de la préservation de l’équilibre de la balance des paiements extérieurs, du soutien de l’investissement national public ou privé et de renforcer par le partenariat étranger productif en Algérie.

Par ailleurs, le SG du RND a rappelé également les efforts consentis par l’Algérie à travers son Armée pour la préservation des frontières des dangers du terrorisme, de la contrebande et autres dangers. Il citera entre autres la crise sécuritaire en Libye, celle du Mali, tout en rappelant les actes terroristes de Tiguentourine et l’attaque de l’ambassade d’Algérie au Mali.

Ahmed Ouyahia a en outre salué l’initiative des partis de l’opposition qui ont décidé de participer aux élections législatives prochaines, estimant que c’est une reconnaissance des institutions de l’Etat. 

Il est à noter que ce conseil national ordinaire est consacré à l’analyse de la situation générale du pays, de la scène internationale et régionale, à l’examen de la situation organique du parti et à la préparation des prochaines élections législatives prévues durant le deuxième trimestre 2017. Durant cet événement important de n’importe quelle formation politique, le SG du RND n’a pas soulevé la question des frondeurs de son parti qui continuent à revendiquer son départ.

Noreddine Izouaouen

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