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Ouyahia prône le retour aux privatisations Abonnez-vous au flux RSS des articles

11 juin 2017
13:12
0 commentaire "Le RND n'est pas une logique de partage du gâteau."

A l’issue de la tenue du conseil national du Rassemblement national démocratique (RND) son secrétaire général a animé aujourd’hui une conférence de presse au siège du parti.

 

Ahmed Ouyahia est revenu à plusieurs reprises sur le malheureux épisode de la nomination puis le remerciement du ministre du Tourisme quarante-huit heures après à la faveur du foisonnement des questions des journalistes à ce sujet. Même s’il a voulu en minimiser le fait (c’est un dysfonctionnement normal qui arrive dans tous les pays »), le SG du RND n’en a pas moins estimé qu’il s’agissait là d’un problème de confiance. Entendre par là que le MPA a abusé de la confiance de l’Exécutif en intégrant le nom de Benaggoune parmi les ministrables du parti. « Ce n’est pas au président de la République de mener les enquêtes », explique le directeur de cabinet de la présidence qui révèlera qu’il n’y a pas eu d’enquête d’habilitation. Ahmed Ouyahia démentira au passage sa dépossession de son statut de ministre d’Etat. Il précisera que tout comme son confrère Tayeb Belaïz il n’est pas membres du gouvernement, d’où l’absence de leur nom sur la liste du nouvel exécutif. En revanche, ils sont tous les deux membres du Conseil des ministres.

Sur un autre registre, et à en réponse à une question de la presse, Ahmed Ouyahia ne s’est pas déclaré déçu par la réduction du nombre des ministres RND dans le nouveau gouvernement. C’est le président de la République qui nomme et démet les ministres. «Le gouvernement actuel est technocrate, ce n’est pas un coup porté contre le RND ou une autre formation politique. Il constitue un nouveau départ pour l’Algérie. Le conférencier révèlera qu’il n’a pas été sollicité par le président de la République pour occuper le poste de Premier ministre. Il n’en demeure pas moins qu’il maintient son soutien à Bouteflika, à son programme et au gouvernement. Parce que « le RND n’est pas là pour négocier des postes de ministres. Et n’est pas non plus dans une stratégie de partage du gâteau. »

Sur le plan économique, Ouyahia a insisté sur l’entame de véritables réformes économique qui dispenserait le pays de retomber dans les bras du FMI. Entre autres réformes défendues par le secrétaire général du RND, figure le retour à la politique de privatisation des entreprises publiques, mais pas comme celle des années 90. « Il vaut mieux vendre une entreprise à des nationaux, tant qu’elle est encore debout », dira-il.  

Faouzia Ababsa

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