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Ouyahia : la menace de l’inflation « c’est de la démagogie » Abonnez-vous au flux RSS des articles

21 sept. 2017
11:14
0 commentaire Le budget d'équipement pour 2018 sera revu à la hausse

En prenant le soin de noter, ce matin toutes les remarques des députés durant ces trois derniers jours de débat ouvert sur le plan d’action du gouvernement, le premier ministre a fait preuve de beaucoup de prudence et de pédagogie non, par souci de faire voter  son plan d’action mais, par souci de prouver aux algériens qu’il est possible de s’en sortir. 

 

Il écarte d’emblée le risque de l’inflation en expliquant que ceux qui crient au danger font dans la démagogie » et que la fixation de durée de cinq ans, pour la mise en place du plan des réformes n’a aucun lien avec un quelconque calcul politicien ayant trait aux échéances électorales de 2019.  Parceque les réformes telles que conçues sont d’ordre administrative, financières et structurelles. D’où la durée de cinq ans afin à un équilibrage dans le budget de l’état via une réduction du déficit budgétaire par rapport au produit intérieur brut du pays.

Pour preuve et toujours dans le sens de sensibiliser l’opinion publique, Ahmed Ouyahia a donné les dispositions contenues dans le projet de loi de finance pour 2018, devant être discuté à l’APN dans les semaines à suivre et comportant aucun changement dans le budget de fonctionnement, estimant que s’il y’a un effort à faire c’est à « ‘l’Etat de donner l’exemple » quant au budget d’équipement il relevé du fait qu’il sera procédé au remboursement des créances des opérateurs impayés, de la CNAS et de la caisse des retraites.

Concernant les premiers concernés à savoir les impayés des opérateurs dont il dira qu’il ne détient pas le montant exact faute de bilan, le projet de loi comportera le paiement de certaines créances afin de soulager les entreprises dont nombre d’entre elles ont disparues. Donc, un effort sera consenti en direction du monde des affaires afin de maintenir la dynamique des investissements. Un effort sera aussi consenti en direction du développement des régions. Les comptes d’affectations spéciaux du sud et des hauts plateaux seront maintenus. Mais c’est en direction des larges couches sociales que le premier ministre a adressé ses assurances en insistant sur le confortement de la caisse des assurances CNAS et celle des retraites CNR qui seront alimentées pour répondre aux besoins des citoyens travailleurs.  Ce qui devrait éloigner le spectre de non-paiement des retraites comme ce fut le cas dans les années 90. Enfin et en gage de bonne volonté, Ahmed Ouyahia a annoncé qu’un organisme indépendant, décidé par le président de la république veillera à l’application stricte de ce plan d’action et ce, en plus du contrôle du parlement sur l’action du gouvernement.    

 Axé autour de quatre grands principes, le plan d’action que le premier ministre compte appliquer à la lettre en s’engageant à « ne ménagera aucun effort pour préserver la sécurité et la paix civile », se veut d’abord un traitement de choc pour « conforter la stabilité du pays » en faisant de la participation de tous une nécessité incontournable via « la démocratie apaisée » afin de réaliser « le développement et la croissance économiques » avec ses composantes : capital humain et progrès social pour lesquels la solidarité sociale et le renforcement des liens sont les outils de réussite. Le tout, est de préserver l’indépendance financière du pays. 

L. Aizouni

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