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Marche des travailleurs à Béjaïa Abonnez-vous au flux RSS des articles

23 mai 2017
15:08
0 commentaire Les travailleurs exigent la réhabilitation des suspendus

Les travailleurs, affiliés à la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA) ont marché, aujourd’hui, dans les rues de Béjaïa.

 

Une manifestation, organisée en signe de solidarité avec les syndicalistes suspendus. La marche, entamée à partir de 11h, a démarré depuis la maison de la culture Taous Amrouche en direction du siège de la wilaya.

Organisée en carrés en fonction des syndicats autonomes composant cette Confédération, les manifestants ont scandé des slogans hostiles au pouvoir politique et en faveur de la CGATA sur laquelle ils fondent leurs espoirs en cette période difficile pour le mouvement syndical algérien. Les slogans, scandés à tue-tête, témoignent, si besoin est, de la rupture qu’il y a entre les travailleurs syndiqués et le pouvoir politique : « Y en a marre de ce pouvoir », « le peuple ne veut pas de l’austérité », « Assa Azekka, CGATA tella tella », (aujourd’hui, demain, la CGATA sera toujours là, idem pour le travailleur et le syndicat), « pour la liberté syndicale», etc.

En arrivant devant le siège de la direction de l’éducation, les manifestants ont marqué une halte symbolique pour dénoncer les responsables de cette institution qui tergiversent toujours sur « la régularisation de la situation financière des 159 ouvriers professionnels du secteur.»

Sale temps pour les syndicalistes

Devant le siège de la wilaya, les cadres syndicaux de la CGATA ont décidé de tenir un sit-in et d’une prise de parole. Occasion pour les présidents des Fédérations syndicales autonomes de la wilaya de Bejaia de se relayer au mégaphone. En l’occurrence pour exiger la levée des suspensions et la réhabilitation, immédiate et inconditionnelle, de leurs camarades syndicalistes. Mais aussi pour appeler à l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires. On n’a pas manqué de dénoncer la décision prise par le ministère du Travail, qui s’est précipité à retirer, dénoncera-t-on, le récépissé du syndicat national autonome des travailleurs de Sonelgaz (SNATEG). Et d’exiger aussi de mettre fin aux harcèlements dont feraient l’objet quotidiennement les travailleurs, notamment ceux affiliés aux syndicats autonomes, qui ne demandent qu’à exercer leurs droits, dont celui de grève.

Dans sa déclaration d’hier appelant à la marche  de ses adhérents dans les rues de Béjaia, la CGATA souligné que cette action de protestation « est initiée pour soutenir nos camarades travailleurs et syndicalistes suspendus arbitrairement et abusivement en l’occurrence le coordinateur Kassa Nacer et Heddak Arabe, S/G de la Fédération de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique de la wilaya de Bejaia ainsi que Younsi Amar, syndicaliste et membre du conseil national du Syndicat national autonome des postiers (Snap) et employé à la poste de Sidi-Aich et nos camarades du SNATEG. »

Dans une déclaration, la CGATA exige « le respect des libertés syndicales ; l’arrêt de toutes formes de répression à l’encontre des syndicalistes et ses adhérents ; la levée de suspension de nos camarades syndicalistes ; la cessation de l’ingérence de l’administration dans le fonctionnement des sections syndicales ; le respect du droit de réunion et d’organisation des travailleurs et la prise en charge de toutes les revendications légitimes. »

Salim Aït Sadi

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