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Makri négocie son entrée au gouvernement Abonnez-vous au flux RSS des articles

10 mai 2017
12:58
0 commentaire Le MSP fait pression sur le gouvernement

Sur sa page facebook, Makri laisse entendre que le gouvernement et, sur instruction du président de la république l’invite à intégrer l’exécutif. Sauf que le chef du MSP a quelques conditions. 

 

L’entrevue a porté sur l’entrée de ce parti au prochain gouvernement. C’est Abderrezak Makri qui l’a annoncé, il y a quelques minutes sur sa page Facebook. Une rencontre rendue possible grâce à des intermédiaires qui l’ont sollicité il y a deux jours mais que le président du MSP ne cite. «Nous avons discuté de l’entrée du parti au gouvernement. Makri a indiqué à Sellal, que notre participation ou pas à l’Exécutif dépendra de la décision du Madjliss Echoura» qui se réunira après la suite des recours qu’il a introduit auprès du Conseil constitutionnel et qui concernent une dizaine de wilayas.

E plus clair, le MSP fait pression sur le gouvernement en lui signifiant que son entrée dans l’Exécutif est tributaire du rajout des sièges. Alors qu’il y a quelques jours à peine, Makri a déclaré qu’il s’opposait personnellement à cette éventualité. «Je suis contre la participation du MSP au prochain gouvernement, la tendance au sein du parti vire vers le refus, mais il reste que le dernier mot revient au madjlis echoura.» Il a également estimé que les conditions n’étaient pas encore réunies pour ce faire. N’empêche que si la position d’une partie du MSP plaide pour son maintien dans l’opposition, l’on s’interroge sur l’acceptation par son président de rencontrer le Premier ministre. Makri reconnaît à ce propos que trois tendances s’affrontaient au sein du parti. La première est «composée de ceux qui veulent s’accrocher au pouvoir pour servir leurs propres intérêts.» Tandis que la seconde est radicale et va jusqu’à demander à ce que le MSP se retire de l’Assemblée au vu « de la fraude caractérisée qui ont entaché les élections. » Quand à la troisième tendance, Makri la qualifie d’apaisée et c’est elle qui tranchera la question. Il s’agit du Madjliss Echoura. Même Menasra n’avait pas exclu la participation au gouvernement lors de la réunion le 14 janvier dernier qui a scellé l’alliance entre son mouvement et celui de Makri. Donc, tout porte à croire que la décision de l’intégration du parti au gouvernement est d’ores et déjà prise pour peu que le Conseil constitutionnel le crédite de sièges supplémentaires. Ce qui s’apparente à un forcing que compte mener le MSP jusqu’au bout.

Faouzia Ababsa

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