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Les syndicats en colère à Béjaïa Abonnez-vous au flux RSS des articles

17 mai 2017
10:22
0 commentaire Des rassemblements et sit-in à répétition

Les membres de l’Intersyndicale de la wilaya de Béjaïa ont organisé hier un sit-in devant le siège local de la direction d’Algérie Poste. Ils étaient venus témoigner leur solidarité avec le syndicaliste, suspendu en raison de ses activités au sein du Syndicat national autonome des postiers (SNAP).

 

Ils étaient des dizaines à y avoir pris part à cette première action de l’Intersyndicale, qui regroupe pour rappel le CNAPEST, l’UNPEF, le CELA, le SATEF, la SNTE et la SNTFP et le SNAP bien évidement. On a mis en garde sur le fait que cette action pourrait être suivie par d’autres si aucune suite n’est réservée à leur doléance.

Durant leur rassemblement de protestation, ils ont dit « non à l’arbitraire », qui s’est manifestée, a-t-on indiqué, par la suspension du syndicaliste de la Poste de Sidi-Aïch, Younsi Amar, également membre du conseil national du SNAP.

Les délégués ont exigé « la levée de la suspension et la réhabilitation immédiate et inconditionnelle de leur camarade suspendu ; l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires à son encontre et appelle à mettre fin aux harcèlements que subissent quotidiennement les travailleurs des postes dans l’exercice de leur droit dont celui du droit de grève, prévu dans la loi.

Après le sit-in, les délégués syndicaux et les travailleurs présents ont décidé ensuite d’une marche vers le siège de la wilaya. Une délégation a été reçue par le chef de cabinet du wali. L’un des membres de la délégation a affirmé qu’ils lui ont remis leur plateforme de revendications ; il a promis de la transmettre au wali de Béjaïa.

Mais en attendant la suite, qui sera réservée à leur requête, une réunion des membres de l’Intersyndicale est programmée pour, au plus tard ce jeudi. Ils décideront ensuite des actions à entreprendre, si leur principale revendication n’est pas satisfaite.

Par ailleurs, Les travailleurs, affiliés au Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (SNAPAP), sont en furie d’où la fermeture du siège de leur administration au niveau de la résidence universitaire du 17 octobre. Les raisons de cette colère : la mutation, jugée, arbitraire de deux de leurs collègues vers d’autres résidences universitaires en raison de leur activité syndicale.

D’autres protestations en vue

L’un des syndicalistes déclarera à la presse que leur syndicat dénonce « la décision arbitraire de mutation de deux de nos syndicalistes vers d’autres cités universitaires », à El-Kseur et à Ihadadden en l’occurrence. Et ils ont été mutés en raison de leurs activités syndicales, a-t-on dénoncé. D’où le recours à la fermeture du siège de leur administration. Ce qui va, pense-t-on, revenir la direction sur sa décision.

L’action est soutenue par la Fédération de wilaya dudit syndicat. Pour preuve, des assemblées générales des sections syndicales des autres cités universitaires ont eu lieu en vue de décider des actions à entreprendre à travers l’ensemble des résidences universitaires de Bejaia.

Et dans sa déclaration, la Fédération SNAPAP de wilaya du secteur de l’Enseignement supérieur à Bejaia n’a pas manqué de dénoncer ces pratiques et interpelle les autorités locales « afin de réagir dans l’urgence en vue d’éviter les dégâts, que pourraient engendrer cette situation. » Le SNAPAP invite tous ses adhérents à rester mobilisés et de répondre présents aux actions de protestation qui auront lieu dans les prochains jours.

Salim Aït Sadi

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