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Déclaration de politique générale du gouvernement
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15 janv. 2014
15:08
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Les parlementaires désespèrent de voir le Premier ministre se présenter devant eux pour présenter sa déclaration de politique général. C’est-à-dire soumettre son bilan annuel comme le prévoit la loi fondamentale du pays.

 

La session d’automne du Parlement devait s’achever le 2 janvier. Elle a, toutefois, été prorogée jusqu’au début du mois prochain (21 février) parce que l’ordre du jour n’est pas encore épuisé. Cela, conformément à l’alinéa 4 de l’article 5 de la loi organique fixant l’organisation et le fonctionnement de l’APN et le sénat ainsi que les relations fonctionnelles entre les chambres du et le gouvernement.

L’actuelle session devait, en plus de l’adoption de loi relative à l’activité audiovisuelle et le texte  portant loi minière, examiner la déclaration de politique générale du Premier ministre. Cependant, tout porte à croire que Sellal ne sera pas l’hôte du Parlement.

En effet, la chambre basse du Parlement doit reprendre ses travaux pour deux jours les 19 et 20 du mois en cours pour voter les trois projets de lois qu’elle a examinés ces deux dernières semaines. Il s’agit de l’activité audiovisuelle, les documents de voyage et la loi minière.  Ces textes devront transiter par le conseil de la nation qui devra prendre au moins deux ou trois jours entre les débats, les réponses des ministres concernés et leur adoption.

Ce qui nous ramène à la fin de la semaine prochaine. C’est-à-dire probablement au 23 janvier. Et A supposer que Abdelmalek Sellal adresse le document aux parlementaires dès dimanche prochain, ces derniers disposent d’une semaine pour en prendre connaissance avant que le premier cité ne le présente en séance plénière. Les débats durent trois jours. Il est ensuite transmis au Sénat où il suivra la même procédure. Même si le coordinateur de l’Exécutif peut se passer de l’avis des membres du conseil de la nation.

Et à moins que des séances ne soient prévues durant le week-end et des plénières durant la nuit, le Premier ministre ne descendra pas au Parlement. Lui qui s’est engagé à partir de Guelma où il effectuait une visite d’inspection et de travail, à présenter la déclaration de politique générale « avant la fin du mois de janvier ». Une déclaration qu’il devait présenter au plus tard en octobre 2013. Mais il semble qu’il s’est mis en porte-à-faux avec l’article 84 de la Constitution qui lui fait obligation de présenter annuellement sa déclaration de politique générale.

Une situation que les députés de l’opposition qualifient de mépris envers une institution qui est censée contrôler l’état d’application du programme du gouvernement qu’elle a elle-même voté.

«Tout cela prouve que la Constitution est violée à tout moment par l’Exécutif, lui qui est censé veiller à l’application de la loi fondamentale du pays », nous déclare le chef du groupe parlementaire de l’Alliance de l’Algérie verte. Un autre élu du FFS ne se voit pas étonné. « Nous avons à faire à un pouvoir machiavélique qui n’a aucun respect pour le peuple qu’il méprise du haut de son piédestal.»

Un parlementaire du FNA nous confie que ce n’est pas la première fois qu’un Premier ministre « zappe » le Parlement. Ouyahia l’a fait avant lui sans que personne ne trouve à redire, si ce n’est quelques voix ici et là qui se sont élevées pour attirer l’attention sur les conséquences que peuvent avoir de telles pratiques. Quant au RND et au FLN, ils estiment que Sellal est pris par des problèmes beaucoup plus importants. « De toutes les façons, nous pouvons contrôler l’action du gouvernement à travers les questions écrites et orales », nous disent des élus de ces partis rencontrée dans les coulisses de l’APN.

Pour sa part, le Parti des travailleurs, ne s’étonne pas lui non plus du retard pris dans la présentation du bilan qui peut faire l’objet d’une motion de censure. Quant à Ennahda, « Sellal est en train d’acheter et la paix sociale et les voix pour les prochaines présidentielles en distribuant de l’argent à tout-va sans que ces enveloppes ne passent par la loi de Finances. Bouteflika l’a fait en 2004 et en 2006, à quelques mois de la campagne électorale pour s’assurer de remporter le deuxième et le troisième mandat. Pourquoi voulez-vous que cela change s’il décide de briguer un quatrième », nous déclare Hadibi, sur un ton d’amertume, voire de résignation.

Faouzia Ababsa

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