mercredi 29 mars 2017 Recevez l’actualité par courriel ou flux RSS

Législatives: Sellal doit avoir l’accord de Bouteflika Abonnez-vous au flux RSS des articles

14 févr. 2017
09:10
0 commentaire Huit ministres ont déposé leur dossier en prévision des législatives de mai 2017.

On commençait à spéculer sur les motivations de sa prétendue candidature à Alger, à la tête de la liste FLN, et voilà que le secrétaire général du parti majoritaire révèle que le premier ministre, Abdelmalek Sellal n’a pas encore retiré son dossier de candidature.

 

A l’issue de l’installation de la commission nationale d’études des dossiers de candidature lundi en milieu d’après-midi, à Alger, Djamel Ould-Abbes a laissé entendre que la candidature d’Abdelmalek Sellal dépend presque exclusivement du président de la république. «Pour l’instant, il n’a pas retiré les formulaires de candidature. Un ministre, comme celui de l’Agriculture, gère un secteur. Deux mois avant le scrutin, il doit se retirer, pas démissionner. Le ministère sera géré alors par le secrétaire général. Le Premier ministre dirige le gouvernement et le gouvernement c’est l’État. Il est en relation avec celui qui l’a désigné Premier ministre. M. Sellal est le bienvenu s’il se présente chez nous. Mais, la responsabilité est partagée entre lui et les hauts dirigeants de l’État. Il ne peut pas abandonner facilement ses charges au sein de l’État. Nous attendons, puisque nous avons encore le temps jusqu’au 4 mars », a déclaré Djamel Ould Abbes, un peu confus dans sa réponse.

Mais en décodé : c’est le président du parti, en l’occurrence, Abdelaziz Bouteflika, qui, en dernier ressort, décidera et délivrera le quitus à Sellal. Ce n’est donc ni la commission de wilaya, ni la commission nationale, encore moins le BP qui va décider de valider une éventuelle candidature du premier ministre. Reste que Djamel Ould Abbes suggère que d’ici, le 04 mars, Sellal peut bien postuler à une candidature. « Nous attendons ! ». Mais les ministres dont on a dit qu’ils devraient obtenir l’autorisation de la présidence pour postuler n’ont pas la même contrainte. Ils sont huit à avoir déposé leur dossier, selon Djamel Ould Abbes : Abdelmalek Boudiaf, (ministre de la santé), Boudjemâa Telai (travaux publics), Abdelkader Ouali (ressources en eau), Tahar Hadjar (enseignement supérieur), Ghania Eddalia (chargée des relations avec le parlement),  Aicha Tagabou (artisanat) et Abdesselam Chelghoum (agriculture et développement rura). Abdelwahab Nouri (tourisme). Et la liste reste ouverte.

«Nous avons ouvert les listes à tous les militants. Finie l’époque où tout se faisait à huis-clos dans une kasma », a insisté Djamel Ould Abbes. Si tout ce beau monde est appelé durant toute la période de la campagne à se décharger de ses missions, pourquoi Sellal ne le ferait-il-pas ? Son maintien ne risque-t-il pas d’alimenter les soupçons de l’opposition sur un éventuel parti pris de l’exécutif surtout que Sellal est encarté FLN ? Craint-on en haut lieu, au regard du nombre de ministres engagés dans la bataille, que l’exécutif soit réduit à des technocrates chargés d’expédier les affaires courantes en attendant l’avènement du nouveau parlement et par conséquent d’un nouvel exécutif, une perspective qui n’est pas de nature à plaire à nos partenaires étrangers ? Serait-ce les accusations de l’opposition qui auraient changé la donne ? Il faut rappeler dans ce contexte qu’un responsable de parti avait vu dans l’annonce d’une candidature de Sellal aux législatives une volonté de certains de l’écarter de la course à la présidentielle de 2019. Une façon de l’envoyer à une mission casse-pipe surtout qu’il a collectionné quelques erreurs.

En tout état de cause, la candidature de Sellal semble être au centre de grands enjeux, d’où ces fuites dans la presse avant que le SG du FLN ne remette de l’ordre, surtout qu’au sein de la base du parti certains considèrent Sellal comme un nouveau militant. N’empêche qu’Ould Abbes n’y verrait pas d’inconvénient à ce qu’il soit reconduit après les élections. « Celui que le président désignera, on le soutiendra ».

Sofiane Tiksilt

Sur le même sujet
15févr. 2017

La candidature de Sellal aux législatives écartée

16mars 2017

Ould Abbes, la résistance en attendant la tempête

14janv. 2017

Ould Abbès : «il faut retourner à la gestion de Messaâdia»

Votre commentaire

Inscrivez-vous  ou  connectez-vous  afin de pouvoir laisser un commentaire.