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Législatives : les réseaux sociaux inondés Abonnez-vous au flux RSS des articles

29 janv. 2017
11:43
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L’imminence de la convocation du corps électoral par le président de la République fait bouillir la scène politique.

 

Les partis politiques ont compris l’importance et l’influence de la toile. Dès lors, chacun y va de sa page officielle avec renvoi vers les réseaux sociaux. Les pages Facebook foisonnent. On y trouve en temps réel les activités des uns et des autres, l’annonce de sorties publiques ou de futures rencontres et autres sorties à travers le territoire national. Avec des vidéos à la clé.

Mieux que cela, depuis quelques jours, certaines formations politiques pensent à créer des chaînes de télévision. Le premier à le faire est l’ex-parti unique. A peine arrivé aux commandes de la communication du parti, Moussa Benhamadi crée la chaîne du FLN sur d’anciennes fréquences de la chaîne d’El Khabar. Une première dans les annales des partis en Algérie. La création de cette chaîne a suscité un tollé en ce sens que d’aucuns se demandaient par quel miracle elle émet et qui lui en délivré l’autorisation. Bien sûr le premier responsable du parti a vite fait de démentir un tel projet, tandis que son conseiller à la communication a préféré mettre de l’eau dans son moulin en invoquant uniquement «des essais techniques.»

Les nouvelles technologies à la rescousse

Toutefois, nous avons pu remarquer lors de la dernière réunion que Ould Abbès a tenu avec les mouhafedh que le FLN avait mobilisé une armada de confrères, notamment du secteur public qui s’afféraient autour de machine, date show, tentant de régler au mieux le projecteur pour une meilleure image.

Le parti de Amar Ghoul y réfléchi aussi, mais il sait que cela requiert des moyens financiers énormes. Dès lors, l’ex-ministre des Travaux publics ne voit guère d’un mauvais œil un candidat fortuné mettre les mains à la poche. C’est une manière de financer sa propre campagne à travers la chaîne TV. Et de faire appel à des journalistes chevronnés. D’autres partis, en revanche, aux moyens modestes, se contentent de Webtv.

C’est dire si les formations politiques ont compris que les anciennes méthodes, à elles seule, ne sauraient suffire pour convaincre les électeurs. Dès lors, les nouvelles technologies sont devenues indispensables, voire vitales. Et à c’est à qui sait innover. Aujourd’hui, aucun parti ne fait la moue, l’essentiel étant d’arriver à ses fins.

Le nomadisme politique a encore de beaux jours devant lui

La semaine politique a été marquée par la réunion de l’instance concertation et de suivi de l'opposition (Icso). Un véritable échec s’il en, est puisque boycottée par la majorité de ses membres. Ennahda, El Adala, El Bina n’ont pas jugé utile de répondre à la «convocation». Et ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas parvenus à désigner leurs représentants comme avancé. En fait, les absents ont estimé que la rencontre était inopportune, ce d’autant que les uns et les autres ne partagent plus les mêmes points de vue défendus au congrès de Mazafran. De plus, ils ont reproché au président du MSP de les avoir avertis par SMS et fixé lui-même l’ordre du jour, alors que d’habitude tout se faisait sur la base de la concertation. L’Icso comme la CLTD sont en fait en train d’imploser.

Par ailleurs, l’on a constaté durant cette fin de semaine que le la fédération d’Alger du MPA a enregistré de nouvelles adhésions. Mais elles n’émanent pas de citoyens ayant émis le vœu d’investir scène politique en jetant leur dévolu sur le parti de Amara Benyounès. Il s’agit d militants du RND et du FFS, tous élus à l’APW d’Alger qui ont quitté leurs formations politiques respectives pour rejoindre le Mouvement populaire algérien qui compte, selon Abdelhakim Bettache, devenir la deuxième, sinon la première force politique du pays. En décidant de faire dans le nomadisme politique, les transfuges du RND et du FFS savent pertinemment qu’ils ne craignent pas d’être déchus de leur mandat. La déchéance, selon la constitution et la loi organique relative au régime électorale, ne vaut que pour les élus nationaux. C’est-à-dire les parlementaires.

Cela, dit et en attendant la convocation du corps électoral, l’ensemble des partis ayant décidé d’engager la course aux législatives attendant la publication des décrets d’application de la disposition de la loi électorale concernant la collecte des signatures. Noureddine a promis qu’ils seraient au nombre de 14 décrets exécutifs et que leur publication est imminente.

Faouzia Ababsa

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