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"Le capitalisme national intègre" vu sous l’angle FCE Abonnez-vous au flux RSS des articles

06 mars 2017
14:43
0 commentaire Haddad va puiser dans les 50 propositions du FCE élaborées du temps de Reda Hamiani.

Ali Haddad s’est montré sous un autre jour à Annaba, celui de marcher sur les pas de son prédécesseur comme pour souligner une logique toute crue de conférer à l’organisation patronale un caractère plus revendicatif et plus agressif qu’elle ne l’était jusque-là. 

 

Il s’en est allé puiser dans de vieilles idées avancées par Hamiani avec toutefois quelques correctifs comme le soutien inconditionnel de la règle 51/49% « nous le soutenons et nous le revendiquons » car, de son optique cela, relève du «patriotisme économique ». Une adhésion qui se décline en une série de revendications à même d’appâter le gouvernement en quête de ressources financières supplémentaires.

Ali Haddad, prenant à témoin les orientations du président de la république s’offre la crédibilité de défendre « le capitalisme national intègre ».  Pour cela, il va puiser dans les 50 propositions du FCE élaborées du temps de Reda Hamiani.

Que de raccourcis pour arriver enfin aux propositions de Annaba ou, « en tant que partenaires du Gouvernement, nous soutenons et adhérons » à la  politique économique du gouvernement que le patron du FCE complète par l’instauration du partenariat public-privé. « Nous pensons qu’il est impératif d’organiser cet instrument pour servir le développement de partenariats entre le secteur public et les entreprises privées nationales ».

Donc, contrairement à son prédécesseur il rejoint et soutien le gouvernement dans le maintien de la règle 51/49 et pour ne pas dire conditionne, il complète par une réglementation qui permette au privé national de bénéficier de ce type de partenariat qu’il explique d’ailleurs « A l’heure actuelle, le Partenariat Public/Privé se réalise, essentiellement, entre le secteur public et des entreprises étrangères. Le FCE plaide, pour que cette tendance soit inversée et que ce soient les entreprises nationales qui tirent profit du Partenariat Public/Privé ».

Une approche qu’il soutiendra avec un léger copier coller de la proposition 47 de Hamiani, qui consiste en une réforme « profonde de l’administration » mais, ce n’est pas tout puisque il réactive aussi  la proposition ancienne « d’engager une reforme fiscale profonde qui visera, d’une façon générale, à simplifier l’environnement fiscal… » Ce que Ali Haddad va résumer en une phrase, « l’administration économique doit se recentrer sur ses missions de contrôle et de régulation. Elle doit aussi déployer ses efforts dans le soutien et l’encouragement de l’investissement et l’amélioration du climat des affaires ».

C’est un chapitre qui s’ouvre sur la réforme, souhaitée du secteur financier et bancaire, une « grande priorité » aux yeux du FCE qui plaide, à partir d’Annaba pour la mise en place d’instruments financiers et bancaires et dont l’entrée en bourse des banques publiques est une priorité. « L’ouverture de l'activité bancaire au capital privé national serait d'un apport important pour la réforme de ce secteur » a soutenu Haddad. Et ce, par le biais de la bourse des valeurs mobilières, une idée qui a fait du chemin depuis la première tentative de privatisation des banques publiques, maintes fois revendiquée depuis par l’ex Patron du FCE et remise au gout du jour aujourd’hui à Annaba.

En accompagnement à la revendication de lever les « contraintes » fiscales il s’agit notamment de mettre en place un dispositif de rééchelonnement des dettes fiscales. Il est à se demander toutefois comment des chefs d’entreprises qui, de l’aveu même du premier responsable de l’organisation patronale parle de fragilité et de difficultés d’évolution d’où le besoin de rééchelonner les dettes soient intéressés par l’achat d’actifs des banques publiques et que, pour une organisation patronale tout aussi engagée dans l’édification de l’économie nationale et la dynamisation du marché financier relègue au second rang l’introduction des entreprises privées qui lui sont affiliées pour se focaliser sur l’entrée en bourse des entreprises de l’Etat et plus encore des banques publiques.  

Lakhdar Aizouni

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