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L’opposition joue au rabat-joie Abonnez-vous au flux RSS des articles

23 mai 2017
13:54
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« Vous compterez désormais avec nous. » C’est le message qu’ont voulu faire passer les députés de l’opposition en présentant des candidats concurrents à Saïd Bouhadja.

 

Celui-ci, ancien mouhafed de la wilaya d’Oran, était loin de se douter qu’une surprise l’attendait. En effet, quatre postulants entrent en course contre le tout désigné président de l’APN qui a le soutien de la majorité parlementaire. Il s’agit de l’ex-ministre Smai Mimoun pour l’Alliance MSP-front du changement et soutenu par le Parti des Travailleurs, de Lakhdar Benkhellaf pour le compte de l’Alliance Adala-El bina-Enahda, et Nora Ouali pour le Rassemblement pour la culture et la démocratie.

Même si elle sait que ses candidats n’ont aucune chance de remporter la course, il n’en demeura pas moins que l’opposition a décidé de rentrer dans son rôle dès le début de cette huitième législature. Donc pour cette fois-ci, il n’est pas question d’un candidat unique. Par conséquent, ce qui était censé être une simple formalité qui n’aurait duré que le temps d’un oui majoritaire et un non minoritaire, va se transformer en élection à bulletin secret, les 462 députés se déplaçant un à un pour glisser l’enveloppe dans l’urne. Pour au final entendre l’un des de plus jeunes élus, assistant Bouhadja annoncer le doyen des députés gagnant de la course en devenant le troisième homme de l’Etat algérien. Car la centaine de voix que représente l’opposition ne peut faire le poids devant celles des 161 du FLN, 100 du RND en plus du MPA, Taj et l’ANR.

Cette procédure accomplie, l’Assemblée devra constituer les 9 commissions permanentes avec en prime, la bataille pour leur présidence, tout en sachant que celles appelées communément « de souveraineté » seront partagées entre le FLN et au RND, exceptées celles des finances et juridique qui resteront dans le giron de l’ex-parti unique.

Quant aux groupes parlementaires, leurs chefs sont déjà connus pour certains, car désignés par la direction de leurs partis respectifs, partant du principe que c’est un poste politique. Il s’agit, entre autres pour le FLN de Mouad Bouchareb, un des fervents opposants à l’ex-secrétaire général du parti, Amar Saâdani. Djelloul Djoudi remplira pour le Parti des travailleurs. Le RCD, lui, n’aura pas droit à un groupe parlementaire, car il ne répond pas à la condition du nombre qui de 10 pour en former un

La bataille du règlement intérieur

Par ailleurs, les députés fraîchement installés ne toucheront à aucun projet de loi déjà en suspens à l’Assemblée avant l’élaboration du règlement intérieur devant régir le fonctionnement de la Chambre basse du Parlement. Il faut rappeler que la commission juridique de la précédente législature avait entamé l’examen d’un projet de règlement intérieur qui a suscité polémique et controverse. Mais comme cela intervenait en fin de mandat, les membres de la commission ont préféré offrir un cadeau empoisonné à leurs successeurs. Le principal point d’achoppement résidait dans le relèvement du nombre de députés de 10 à 15 pour la constitution d’un groupe parlementaire. Ce qui n’était pas du goût des élus de l’opposition qui ont crié à l’exclusion. La commission de la nouvelle législature devra donc reprendre la copie et rien ne dit que le débat ne sera pas relancé. Et si cette proposition est maintenue, l’assemblée ne compterait plus que 4 groupes parlementaires au lieu de 10, excluant ainsi le FFS, le MPA et le Parti des travailleurs. A moins que la nouvelle commission ne décide d’élaborer un autre projet.

Mais tout cela, ne se fera qu’après la constitution du bureau de l’APN et la formation du gouvernement qui ne saurait tarder, le FLN ayant été sollicité pour proposer ses ministres.

Faouzia Ababsa

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